Mort de Younes, 2 ans, à Mennecy : le beau-père écope de 20 ans de réclusion pour infanticide


Le petit Younes Minguy est mort le 1er octobre 2017 à l'âge de 2 ans et demi. Il a été victime du syndrome du bébé secoué. (photo DR)

Younes, un petit garçon de deux ans et demi, est mort du syndrome du « bébé secoué » en 2017. Son beau-père et sa mère ont été condamnés suite à cet infanticide.

Le procès concernant le décès de Younes Minguy, survenue en septembre 2017 alors qu’il était âgé de 2 ans et demi, s’est tenu cette semaine devant la cour d’assises de l’Essonne. Le beau-père et la mère de l’enfant décédé d’un traumatisme crânien ont été condamnés ce vendredi, relate Le Parisien.

Williams, 26 ans, a été jugé coupable de « violences habituelles sur mineur de 15 ans ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Il a été condamné à une peine de 20 ans de réclusion criminelle.

Son ex-compagne Melissa, mère de l’enfant, a écopé de 3 ans de prison ferme et d’un an avec sursis pour avoir commis des violences volontaires – des gifles et des fessées – sur le petit Younes. À l’issue de l’audience, elle a pu ressortir libre car elle venait de passer trois ans derrière les barreaux en détention provisoire.

De graves sévices qui ont conduit à la mort de l’enfant

L’affaire a débuté le 28 septembre 2017, lorsque les secours ont été appelés à intervenir dans un appartement au 3ème étage d’un immeuble de Mennecy (Essonne). Le petit garçon de 2 ans et demi était en arrêt cardio-respiratoire. Une fois son état stabilisé, il avait été transporté à l’hôpital Necker à Paris.


Son beau-père, Williams, avait affirmé que l’enfant était tombé sur la tête en voulant quitter son lit parapluie. Younes est finalement mort quelques jours plus tard, le 1er octobre. L’autopsie a conclu à un décès causé par un traumatisme crânien et plusieurs hémorragies internes, caractéristiques du syndrome du « bébé secoué ».

L’enquête a mis en lumière les nombreuses maltraitances subies par le petit garçon. Avant de mourir, il avait enduré pendant plusieurs mois des morsures, des coups et des brûlures provoquées par un shocker électrique. À l’audience, Williams a évoqué un « jeu », sans aucune remise en question.

« De la cruauté », a répliqué l’avocate générale, qui a requis 30 ans de réclusion contre le beau-père, soulignant aussi la responsabilité de la mère de Younes, accusée d’avoir « laissé son enfant se faire violenter ». Des réquisitions qui ont sans doute pesé sur la sanction infligée au principal accusé.