Nancy : Un homme lynché en pleine rue par trois adolescents après leur avoir demandé du feu


Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock).

Un homme âgé de 30 ans a été roué de coups en pleine rue par trois adolescents. Il venait de leur demander s’ils avaient du feu pour allumer sa cigarette.

Lynché et abandonné alors qu’il était inconscient. C’est une scène d’ultra-violence qui s’est déroulée à Nancy (Meurthe-et-Moselle) ce mardi 3 novembre vers 17 heures, dans le quartier du Clos-de-Médreville, rapporte L’Est Républicain.

Un passant a demandé à trois adolescents s’ils avaient du feu pour qu’il puisse allumer sa cigarette. En retour, il a reçu des coups et a chuté au sol. La victime s’est relevée puis est revenue au contact de ses agresseurs pour leur demander des explications. L’homme âgé de 30 ans a cette fois été roué de coups par le trio. Des coups de pied, de poing et de talons, parfois au visage, jusqu’à ce que le trentenaire soit KO.

Les agresseurs filment la scène

Durant ce passage à tabac, deux des auteurs ont filmé la scène avec leur téléphone portable. Les agresseurs ont ensuite pris la fuite, laissant pour mort le trentenaire, inconscient au sol. La victime a été transportée à l’hôpital et n’a pas déposé plainte dans un premier temps.

C’est une vidéo de l’agression, diffusée sur le réseau social Snapchat, qui a permis l’ouverture d’une enquête. Les policiers de la Brigade des atteintes aux personnes (BAP) de la sûreté départementale l’ont découverte et sont ensuite parvenus à identifier la victime. Cette dernière a alors déposé plainte. Son Incapacité totale de travail (ITT) n’a pas été communiquée.


Hébergés dans un établissement de la Protection judiciaire de la Jeunesse

Quant aux agresseurs, ils ont également été identifiés. Ces derniers, âgés de 16 à 17 ans, étaient hébergés dans un établissement de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), à Laxou. Ils ont été interpellés ce lundi matin et placés en garde à vue.

Les enquêteurs ont retrouvé les images de la violente agression sur leurs téléphones portables. Les trois mis en cause ont été déférés devant un juge des enfants ce mardi en fin de journée, en vue de leur mise en examen.