Nanterre : Un enquêteur de la Police Judiciaire soupçonné d’avoir fait géolocaliser le téléphone de son épouse


Illustration © Actu17

Le fonctionnaire de police de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) aurait consulté le « bornage » du téléphone de sa femme.

Un juge d’instruction Rennais a relevé un présumé dérapage policier, pour la seconde fois. Le magistrat avait d’abord enquêté sur les pratiques troubles d’un policier de l’OCRTIS, conduisant à suspecter ce capitaine de police de s’être servi d’une de ses enquêtes pour aider l’un de ses « indics », comme l’avait rapporté Le Monde.

Le juge avait alors demandé à la direction de l’OCRTIS de lui remettre les quatre dossiers dont ce capitaine de police avait la charge. Il a également exigé d’obtenir les justifications de chacune des réquisitions judiciaires réalisées dans ces dossiers : placement sur écoute téléphonique, factures détaillées, géolocalisations…

Le « bornage » du téléphone de sa femme

C’est alors qu’une étrange découverte a été faite. Dans une enquête sur un vaste trafic de stupéfiants en août 2018, l’un des enquêteurs avait fait une réquisition pour obtenir le bornage du téléphone de l’épouse de son collègue, et ce durant les trois semaines qui venaient de s’écouler raconte Europe 1.

Interrogés sur l’origine de cette réquisition surprenante, les deux enquêteurs en cause ont évoqué une « erreur ». Le policier se serait en fait trompé en notant le mauvais numéro de téléphone inscrit sur un post-it.


Le parquet saisi

Pas convaincu par ces explications, le magistrat a fait remonter l’information et le parquet de Nanterre a été saisi des faits. Erreur ou mari jaloux ? Les investigations se poursuivent.