Nantes : Un multirécidiviste mis en examen pour tentative de viol et agression sexuelle sur des fillettes


Illustration. (Jose Hernandez/Camera 51/shutterstock)

Le suspect avait déjà purgé une peine de 16 ans de prison pour viol et tentative de meurtre. Âgé de 57 ans, il a cette fois été mis en examen à Nantes (Loire-Atlantique) pour tentative de viol et agression sexuelle sur mineur.

Interpellé ce lundi à son domicile situé à Vertou, dans un foyer d’hébergement, un homme de 57 ans qui est employé de restauration, a été mis en examen pour tentative de viol et agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans en récidive a annoncé le procureur de la République de Nantes, cité par France 3, ce mercredi.

Le magistrat a précisé que le mis en cause était sorti du centre de détention de Nantes en 2019, après avoir purgé une peine de 16 ans de prison pour viol et tentative de meurtre.

Il suit et agresse deux jeunes filles de 12 et 10 ans

L’homme est accusé d’avoir touché la cuisse d’une jeune fille de 12 ans à l’arrêt d’une station de tramway de Nantes alors qu’elle sortait du collège, le 13 septembre dernier. Il a ensuite suivi la victime jusqu’à son domicile avant de renoncer à y entrer.

Le quinquagénaire est aussi accusé d’avoir suivi une fillette de 10 ans à Saint-Sébastien-sur-Loire, alors qu’elle prenait le bus pour rentrer de l’école. Cette fois, il a réussi à s’engouffrer à l’intérieur de son domicile, au moment où elle est rentrée. « La fillette, qui s’est précipitée au deuxième étage de la maison, a fait preuve de courage en se mettant à crier, taper et pousser l’homme pour qu’il prenne la fuite », a souligné le procureur de la République, Renaud Gaudeul.

Les policiers en charge de l’enquête sont parvenus à identifier le suspect grâce à de l’ADN qui a été isolé. Ce dernier a été interpellé le jour où les résultats permettant son identification, ont été révélés.

Condamné à 16 ans de réclusion criminelle en 2010

Habitant par le passé dans le Maine-et-Loire, le mis en cause avait été condamné à trois reprises pour attentat à la pudeur à la fin des années 1980, puis pour des faits d’agression sexuelle, notamment sur des mineurs de moins de 15 ans, en 1998 ainsi qu’en 2000. Il avait ensuite écopé de 16 ans de réclusion criminelle en 2010 par la cour d’assises de Maine-et-Loire pour viol et tentative de meurtre.

A sa sortie de prison, il avait été placé sous bracelet électronique et faisait l’objet d’un suivi socio-judiciaire de dix ans. « Il avait également une obligation de traitement médicamenteux inhibiteur », a stipulé le procureur.