Nice : Les policiers visés par des jets de boules de pétanque et divers projectiles


Illustration. (Pixabay)

Ils ne sont visiblement pas les bienvenus dans l’impasse des Liserons à Nice (Alpes-Maritimes). Les policiers en sont sûrs : cette réaction est consécutive à un coup de filet opéré le 16 octobre dernier, qui avait conduit à l’incarcération de seize suspects.

Un individu en fuite s’est réfugié dans l’impasse des Liserons, samedi soir, immédiatement poursuivi par un équipage de la Brigade spécialisée de terrain (BST). Au même moment, des fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) se postaient en soutien à la sortie de l’impasse.

C’est à ce moment-là que les policiers ont essuyé des jets de boules de pétanque. Elles seraient tombées à deux mètres d’eux, selon Nice Matin, évitant sans doute un drame, par chance. Les fonctionnaires avaient déjà été la cible de « jets de fluides et de glaçons » juste avant.

Selon une source policière, les glaçons utilisés comme projectiles présentent cet avantage de ne pas pouvoir être saisis par les forces de l’ordre. Ce n’est pas le cas des boules de pétanque qui ont été appréhendée, a indiqué la Direction départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes (DDSP 06). Aucune interpellation n’a eu lieu mais une enquête est en cours pour tenter d’identifier les assaillants.

Un véhicule de police dégradé

Quelques heures auparavant, dans la nuit de vendredi à samedi, un équipage de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) avait subi le même sort. Une pluie de boules de pétanque s’était abattue sur leur véhicule de service. Deux projectiles lui ont causé des dommages tandis que cinq autres sphères métalliques se trouvaient au sol autour des fonctionnaires.


Selon le quotidien régional, au moment où les policiers ont tenté de récupérer les projectiles, d’autres leur sont tombés à proximité. Ils sont toutefois parvenus à récupérer une boule de pétanque avant de se replier.

« L’intégrité physique de nos collègues a été menacée. Une boule de pétanque lancée d’un étage, ce n’est pas un type qui tire ou qui pointe, c’est un assassin en puissance ! » a confié le porte-parole du syndicat Unité-SGP à Nice Matin, assurant qu’un signal fort de la justice était attendu.