Niger : Huit personnes dont six touristes français tuées par des hommes armés


Des militaires au Niger en 2013. (photo Katya Tsvetkova / shutterstock)

Huit personnes dont six touristes français ont été tués par des hommes armés au Niger annonce le gouverneur.

Huit personnes, dont six Français et deux Nigériens, ont été tuées ce dimanche par des hommes armés venus à motos dans la zone de Kouré au Niger, qui abrite les derniers troupeaux de girafes d’Afrique de l’ouest, a annoncé le gouverneur de Tillabéri, Tidjani Ibrahim Katiella. Les deux autres victimes sont le guide et le chauffeur des Français.

L’attaque n’a pas été revendiquée à ce stade. Selon une source proche des services de l’environnement citée par RTL, « L’attaque aurait eu lieu vers « 11H30 (10H30 GMT) à 6 km à l’est de la localité de Kouré ». Par ailleurs, « la plupart des victimes ont été abattues par balles et une femme qui a réussi à s’enfuir a été rattrapée et égorgée. Sur place, on a trouvé un chargeur vidé de ses cartouches ».

Les assaillants qui n’ont pas été identifiés pour l’heure « sont venus à motos à travers la brousse et ont attendu l’arrivée des touristes », ajoute la même source. Le véhicule des victimes appartient à l’ONG Acted.

Le nord de la région de Tillabéri est classée rouge par le ministère des affaires étrangères français. Les déplacements y sont « formellement déconseillés ». Kouré se trouve en zone orange, où les déplacements sont « déconseillés sauf raison impérative ».


« En raison de la situation sécuritaire dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger, en particulier hors de la capitale et près des frontières, est élevée. Des mouvements terroristes présents au Sahel ainsi qu’au Nigeria et dans la zone lacustre (Boko Haram) sont susceptibles de conduire des opérations au Niger », précise le ministère sur son site internet.

« Les actions perpétrées depuis quelques années aux frontières du Niger (enlèvements, attentats, attaques) soulignent la persistance et la diversité de la menace malgré la mobilisation des forces de sécurité et de défense des pays de la région pour les combattre », peut-on également lire.