Nord : 8 mois de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement une fille de 14 ans


Illustration. (Adobe Stock)

Face au tribunal, le jeune homme de 27 ans a fait preuve d’une grande immaturité. « J’ai joué avec elle à pouet-pouet » a-t-il affirmé en tentant de faire de l’humour, dans un contexte où il n’était pas le bienvenu.


Le prévenu était poursuivi pour une agression sexuelle commise sur la sœur de son meilleur ami, âgée de 14 ans. Il a été condamné à huit mois de prison avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans et d’une injonction de soins psychologiques.

Elle se réfugie dans une autre pièce, en vain

Les faits se sont déroulés le 13 février 2016 à Dunkerque (Nord) chez l’ami du prévenu qui accueillait plusieurs personnes à l’occasion du carnaval du Dunkerque. Lorsque tous les convives sont partis, ne restaient plus que le prévenu et la sœur de leur hôte.

Le jeune homme n’a alors eu de cesse de faire des allusions sexuelles à l’adolescente, gênée par cette situation. Mais il a continué et s’est même permis de lui caresser les cuisses et les seins, rapporte La Voix du Nord. Choquée, la mineure s’est réfugiée dans la chambre de son frère pour y passer la nuit.

Elle s’effondre auprès de ses parents

Le lendemain, le mis en cause a recommencé ses avances et s’est imposé auprès d’elle pendant qu’elle s’habillait après sa douche. De nouveau, il lui a fait subir des attouchements sexuels. C’est à son retour auprès de ses parents que l’adolescente s’est effondrée et a tout raconté. Sa mère l’a emmenée déposer plainte dès le lendemain.


Automutilation et troubles psychologiques

Depuis son agression, la jeune fille a développé des troubles psychologiques et s’inflige même des mutilations. Sa famille a été contrainte de déménager dans le Jura pour tenter de l’apaiser.

À la barre du tribunal, le prévenu a eu un comportement a minima déplacé. En tous cas en décalage total avec la situation. Il osera même lancer : « J’ai joué avec elle à pouet-pouet », un trait d’humour qui n’est pas passé, relate le quotidien régional. Il évoquera également le contexte du carnaval pour justifier son comportement, un argument auquel la présidente répondra énervée : « Vous touchez les seins de tout le monde à carnaval ? ».

En plus de sa peine de prison et de son suivi psychologique, le prévenu devra indemniser sa victime à hauteur de 2 000 euros, et devra verser 500 euros à chacun de ses parents.