Nord : Un maire frappé et menacé avec une tronçonneuse par des gens du voyage


Illustration. (PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/MAXPPP)

L’édile s’est interposé physiquement à l’installation d’un campement sauvage sur sa commune.

« Violence sur un officier public et menace de mort » sont les délits visés par la plainte qu’a déposée le maire de Maing (Nord), ce mardi. Il était intervenu un peu plus tôt, dans l’après-midi, dans la cité Air-et-Lumière située sur l’avenue des Pâturettes.

La discussion avec des membres de la communauté de gens du voyage, qui voulaient s’installer sur un terrain communal sans autorisation, avait failli virer au drame.

Menacé avec une tronçonneuse et frappé

Le maire de cette petite commune de 4 000 âmes s’est interposé physiquement à l’installation d’un campement sauvage. Un homme de la communauté des gens du voyage était en train de découper le support en bois d’une barrière « pour permettre aux caravanes de s’installer », rapporte La Voix du Nord.

L’homme a menacé de mort l’édile avec la tronçonneuse, et ce dernier a ensuite été giflé et a reçu un coup de poing.


Une vingtaine de policiers

Aussitôt qu’ils ont été alertés, une vingtaine de policiers sont intervenus sur le terrain communal. Entre-temps, huit caravanes s’y étaient installées.

Deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Les menaces de vengeance ont fusé, tandis que les policiers procédaient à une perquisition pour retrouver la tronçonneuse. L’objet du délit est resté introuvable.

Le campement expulsé

À la surprise du maire, habitué à ce genre d’invasion sur ce terrain communal, le campement a fait l’objet d’une expulsion en quelques heures.

En juillet déjà, il avait été confronté à une installation illicite sur ce même lieu. Les occupants avaient été forcés de partir au bout d’une semaine, a indiqué l’édile.