Oise : La voiture du maire de Creil incendiée durant la nuit devant son domicile


Illustration. (Shutterstock)

Le véhicule de la mairie de Creil attribué à l’édile de la commune a été incendié dans la nuit de mardi à mercredi. En début d’année déjà, sa voiture personnelle avait subi un incendie volontaire.


Ce sont des voisins qui ont réveillé le maire de Creil, dans la nuit de mardi à mercredi vers minuit. Sa voiture de fonction, une Renault Scénic, était en train de brûler dans la rue, devant son domicile. Le feu était puissant. Il avait déjà fait fondre la clôture de l’habitation et attaqué le compteur de gaz.

Cela a provoqué une torchère impressionnante de 2,5 mètres de haut, causant un bruit digne d’un réacteur d’avion, a témoigné l’édile Jean-Claude Villemain, auprès de France 3. « Elle a brûlé pendant une heure, le temps que les équipes de GRDF interviennent. Ce matin, 450 foyers du quartier sont privés de gaz », a-t-il ajouté.

Des images du véhicule en feu ont été publiées sur Facebook. Les policiers sont intervenus et ont procédé à des relevés de traces et indices. Ils sont restés sur place jusqu’à 3 heures du matin.

 


Vengeance ou intimidation ?

D’après l’élu, l’incendie serait volontaire. Un témoin aurait aperçu un groupe de jeunes s’enfuir au moment où il démarrait. D’autant qu’en début d’année, c’était le véhicule personnel de Jean-Claude Villemain qui avait incendié. Un acte d’intimidation dans le cadre des élections municipales : « Il y avait un contrat sur mon véhicule», a-t-il affirmé.

Un suspect, mineur, a été interpellé à la suite de ces faits. Il a été interdit de séjour dans le département et placé en centre fermé, a précisé l’élu. Les enquêteurs ne sont pas parvenus à identifier le commanditaire.

Pour lui, ce nouvel acte pourrait être une vengeance après la mise en place de la mesure de couvre-feu, prolongée par la municipalité au-delà du 11 mai. Finalement annulée par le tribunal administratif d’Amiens, elle aurait pu gêner certains trafics.

Il a aussi évoqué la possibilité d’une intimidation en prévision du second tour des élections municipales, alors que la campagne a repris.

Dans une publication sur Facebook, Jean-Claude Villemain qualifie de « lâche » cet acte commis durant la nuit.