Oise : Le prêtre de 91 ans est mort frappé et asphyxié à son domicile


Illustration Actu17 ©

Le père Matassoli, 91 ans, a été retrouvé mort à son domicile situé dans le hameau de Ronquerolles, sur la commune d’Agnetz, près de Beauvais (Oise). L’autopsie a révélé qu’il est mort asphyxié. Un suspect de 19 ans a été interpellé et interné d’office.

L’ancien prêtre est mort asphyxié a annoncé le procureur de la République de Senlis Florent Boura ce mardi. « Il n’a pas été étranglé », a-t-il indiqué. Des examens sont toujours en cours afin d’en savoir plus sur les circonstances exactes de sa mort. Le corps de la victime présentait des traces de coups au visage, sur l’abdomen et sur le crâne.

Un suspect âgé de 19 ans a été arrêté au volant de la voiture du prêtre dans le Val-d’Oise, quelques heures après les faits, alors qu’il enchaînait les infractions au code de la route. Il conduisait sans permis de conduire et s’est rebellé lors son interpellation a indiqué le procureur.

Le père du mis en cause a été informé de l’arrestation de son fils et du fait qu’il conduisait la voiture du père Matassoli. Il s’est alors rendu au domicile de ce dernier et a fait la macabre découverte.

Le mis en cause hospitalisé en psychiatrie « sous contrainte »

Placé d’abord en garde à vue, un médecin a déterminé que la mesure de privation des libertés du suspect de 19 ans n’était pas compatible avec son état psychiatrique. « Un examen psychiatrique a effectivement conduit à devoir lever la garde à vue de l’intéressé dans la nuit vers 1h pour procéder à son hospitalisation sous contrainte », a détaillé Florent Boura.


L’enquête pour homicide volontaire a été confiée à la brigade de recherches de Clermont et à la section de recherches d’Amiens (Somme).

Visé par au moins deux plaintes pour agression sexuelle

Par ailleurs, le père Matassoli était accusé d’agressions sexuelles révèle Le Parisien. En octobre 2018, un homme de 67 ans a déposé plainte à son encontre pour des faits commis lorsqu’il avait 9 ans, lors d’un camp scout organisé à Plainval. Le père Matassoli avait envoyé une lettre au plaignant en 2015, expliquant ne plus se souvenir totalement des faits, lui demandant pardon.

Une autre plainte a été déposée contre l’ancien prêtre, quelques mois auparavant, en juillet 2018. Cette seconde déposition a été classée sans suite a indiqué le procureur de la République, les faits étant prescrits.

« Après le dépôt d’une plainte au civil, émanant d’une nouvelle victime, une procédure canonique a été engagée qui a permis d’entendre les victimes connues. Le prêtre Matassoli a été alors interdit de tout ministère, même privé », a détaillé Florent Boura.