Oise : Une surveillante pénitentiaire de Liancourt violemment rouée de coups devant son domicile


Illustration. (NeydtStock / Shutterstock)

Une surveillante du centre pénitentiaire de Liancourt (Oise) a été rouée de coups devant son domicile ce jeudi soir, alors qu’elle rentrait du travail. Elle est hospitalisée.


La victime de 35 ans rentrait à son domicile, dans un village de la Somme, après une journée de travail lorsqu’elle a été attaquée. Cette surveillante pénitentiaire affectée à Liancourt a été violemment frappée par « une seule personne, en présence d’une seconde ». L’agresseur a « probablement » utilisé un objet pour s’en prendre à la victime a indiqué le procureur de la République d’Amiens, Alexandre de Bosschère, cité par Le Figaro.

La fonctionnaire présentait des « plaies importantes » principalement au visage ainsi qu’à un genou et à la tête. Elle a été hospitalisée mais ses jours ne sont pas en danger. Sérieusement blessée, la trentenaire a reçu 16 agrafes sur le crâne indique Le Parisien. Le magistrat évoque une « agression extrêmement grave ».

« Elle aurait été d’abord aspergée d’un liquide non identifié, puis aurait reçu plusieurs coups de poing et un coup de barre de fer au niveau du crâne », détaille Jérémy Jeanniot, délégué du syndicat SNP-FO. Le mari de la victime l’a entendue hurler et s’est approché, mettant en fuite l’agresseur qui s’est engouffré dans une voiture, où au moins un complice l’attendait.

La surveillante, qui est responsable adjointe d’un quartier de condamnés à de moyennes et longues peines, sera entendue par les gendarmes dès que son état de santé le permettra.


Un acte « probablement lié à ses fonctions »

Les motivations des auteurs seraient en lien avec la profession de la victime selon le procureur de la République : « La piste privilégiée est celle d’un acte délibéré contre elle, probablement lié à ses fonctions. Il ne s’agit pas du tout a priori d’une agression gratuite ». Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherche de Montdidier.

Les collègues de la victime ont décidé d’exprimer leur colère ce vendredi matin et ont bloqué le centre pénitentiaire de Liancourt. « Les parloirs et les extractions ont été interrompus », a précisé Jérémy Jeanniot. Une centaine de personnes étaient rassemblées devant la prison.