Paris : 2 suspects mis en examen pour le piratage de distributeurs de billets et le vol de 280 000 €


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Le parquet de Paris a annoncé l’interpellation de plusieurs individus soupçonnés d’appartenir à une filière internationale de piratage de distributeurs automatiques de billets. Les malfaiteurs utilisaient la technique du jackpotting : en exploitant une faille de sécurité informatique, ils se faisaient délivrer frauduleusement des billets par les distributeurs.

Plusieurs personnes, soupçonnées de faire partie d’une organisation criminelle internationale, ont été interpellées à Colombes (Hauts-de-Seine), Laval (Mayenne) et Nice (Alpes-Maritimes) entre le 10 et le 12 mai, dans une enquête débutée le 1er février dernier, rapporte France Bleu.

Les mis en cause ont été à chaque fois surpris alors qu’ils tentaient de percer des distributeurs automatiques de billets (DAB). Deux des suspects, âgés de 26 et 31 ans, ont été mis en examen et écroués, a annoncé le parquet de Paris, ce vendredi.

Ils sont poursuivis pour des vols commis dans plusieurs départements français, pour un préjudice de près de 280 000 euros. Déjà défavorablement connus de la justice, tous deux ont été mis en examen et placés en détention provisoire, ce jeudi.

19 vols recensés

Cette organisation « ciblait des DAB qu’elle dégradait de nuit pour y connecter un dispositif numérique », a indiqué le parquet. Une fois le matériel informatique branché à l’appareil bancaire, un hacker basé à l’étranger prenait le contrôle du logiciel de distribution des billets.


Les malfaiteurs sont soupçonnés d’avoir commis 19 vols en banlieue rennaise dans les Pays de la Loire, en Picardie, dans les Alpes-Maritimes et en région parisienne.

L’opération a associé police et gendarmerie

Les policiers de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) ont agi de concert avec la Section de recherches de la gendarmerie de Rennes, pour interpeller les suspects dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 16 mars dernier.

Elle visait notamment les faits de « vols en bande organisée » et « détention d’équipement ou programme informatique conçu ou spécialement adapté pour commettre une atteinte au fonctionnement d’un système de traitement automatisé ».

Pour le parquet de Paris, cette affaire a souligné la nécessité de « penser des dispositifs intégrés – en l’occurrence associant police et gendarmerie pour assurer un maillage complet du territoire -, misant sur la durée, la spécialisation des acteurs, enquêteurs comme magistrats, et la complémentarité des savoir-faire ».