Paris : Des coureurs flashés par un radar pour une publicité ? Il n’en est rien

Une publicité montrent des coureurs qui auraient été flashés par un radar à Paris. (images @distanceathletics/Instagram)

Une publicité pour le magasin de running a attiré l’attention des internautes, alors que la limitation de vitesse a été abaissée à 30 km/h dans de nombreuses vois de la capitale fin août. Dans cette campagne de vidéo, les sportifs sont flashés par des radars fixes. Mais dans la réalité, il n’en est rien. Aucun radar à Paris n’est en capacité de flasher un piéton.

De nombreux médias, dont Actu17, ont évoqué en septembre dernier la campagne de publicité du magasin de running Distance, réalisée par l’agence de publicité française BETC. On y aperçoit des coureurs qui sont flashés par un radar automatique dans une rue de Paris, alors que la limitation de vitesse a été abaissée fin août à 30 km/h, sur de nombreux axes. Dans cette vidéo publicitaire, les clichés présentés comme ceux pris par ces radars, sont exposés.

Deux de ces coureurs sont connus, il s’agit de Léna Kandissounon, championne de France du 800 mètres et Quentin Malriq, champion de France espoir du 1500 mètres.

« Merci à BETC de nous avoir proposé de célébrer à notre manière la limitation de vitesse à 30km/h à Paris. Merci à nos athlètes hors-la-loi d’avoir réussi à déclencher les radars et à générer des images sympas ! », écrit Distance sur Instagram. « Bientôt vous aurez tous la possibilité de vérifier si vous êtes hors-la-loi, restez à l’écoute ! », promet l’enseigne.

« Ils ne peuvent se déclencher qu’au passage d’une surface métallique »

La réalité est néanmoins très différente comme l’a indiqué la Délégation à la sécurité routière (DSR) à Checknews : « Il y a moins d’une dizaine de radars dans Paris, et aucun d’entre eux, comme aucun de ceux installés en France, ne peut flasher de piétons. C’est une question de paramétrage, ils ne peuvent se déclencher qu’au passage d’une surface métallique, donc les vélos, les deux-roues, voitures et plus. (…) Par ailleurs, le flash ne sert qu’à enregistrer la plaque d’immatriculation des véhicules, pour émettre ensuite l’infraction ». Une publicité qui restera dans le domaine de l’imaginaire.