Paris : Il dépose un dossier au «Canard Enchaîné» et se suicide d’une balle dans la tête

Illustration. (Julio Pelaez/PhotoPQR/Maxppp)

INFO ACTU17. Un homme s’est donné la mort devant les locaux du Canard Enchaîné à Paris (Ier) ce mardi en début d’après-midi, après avoir déposé un dossier dans la boite aux lettres du journal satirique selon nos informations.

Il était déterminé et a laissé un écrit dans lequel il évoque les raisons de son terrible geste. Jacques A., âgé d’une soixantaine d’années et originaire de la commune de Buzet-sur-Baïse, près d’Agen (Lot-et-Garonne), s’est déplacé jusque dans le centre de Paris ce mardi. Il est allé au siège du Canard Enchaîné, rue Saint-Honoré dans le Ier arrondissement, pour y déposer un dossier.

La triste scène a été filmée par les vidéosurveillances. Jacques A. s’est faufilé dans la cour intérieure où se situent les locaux du journal vers 13h45. Il a déposé une enveloppe contenant des documents dans la boite aux lettres, puis a mis fin à ses jours quelques instants après. « Il était muni d’un fusil de chasse qu’il avait dissimulé dans son long manteau », précise une source proche de l’enquête. « Il s’est tiré une balle en pleine tête, il est décédé sur le coup ». Les policiers ont procédé aux constatations et un magistrat du parquet s’est rendu sur place.

Un conflit au sujet d’un plan local d’urbanisme

Qu’est-ce qui a poussé Jacques A. à commettre ce geste ultime ? Le défunt a laissé deux lettres dans lesquelles il livre de nombreux éléments sur ses motivations. « Il était en conflit avec la municipalité de Buzet-sur-Baïse, où il vivait, au sujet du plan local d’urbanisme (PLU), depuis de longues années, étant lui-même architecte », confie cette même source. « Tous les recours auprès de la justice – notamment au tribunal administratif de Bordeaux – qu’il avait engagés, n’ont rien donné. Il voulait que le Canard Enchaîné parle de cette affaire et qu’elle soit sous les projecteurs au niveau national ».

Dans son récit, il fait également part de sa volonté de mettre fin à ses jours. « Le second courrier est adressé à Emmanuel Macron et à l’ancienne ministre de la Justice, Nicole Belloubet, au sujet de sa situation conflictuelle », détaille notre source. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat du centre.