Paris : Ils droguaient leurs victimes au GHB pour les dépouiller, quatre suspects mis en examen

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Trois hommes et une femme ont été mis en examen à Paris ce vendredi. Ils sont accusés d’avoir dépouillé de nombreuses victimes en leur administrant du GHB. Le préjudice total atteint 120 000 euros sur un an.

Pas moins de quatorze victimes ont été recensées dans ce dossier par les enquêteurs de la brigade des enquêtes d’initiatives (BEI) du Xe arrondissement de la capitale. Quatre suspects, un couple de 53 et 46 ans, leur fils de 27 ans et un homme de 29 ans, ont été interpellés ce mercredi à Paris avant d’être placés en garde à vue pour vol en bande organisée, usage frauduleux d’un moyen de paiement et administration de substance nuisible. Le quatuor est en effet soupçonné d’avoir utilisé du GHB – connu aussi sous le nom de « drogue du violeur » – pour dépouiller leurs victimes.

Un homme a déposé plainte en septembre dernier après s’être fait dérober ses cartes bancaires. Le préjudice dépasse les 18 000 euros. L’auteur se serait fait passer pour un chauffeur VTC et aurait proposé du whisky à sa victime, qui sortait d’une boite de nuit. Cette dernière a été retrouvée sur le trottoir, hagard.

Une cache dans la voiture pour dissimuler la bouteille

Une autre victime s’est quant à elle fait voler les clefs de son appartement avec un mode opératoire similaire. Son logement a été dévalisé pour un préjudice atteignant 48 000 euros. Les auteurs ont agi dans plusieurs arrondissement, notamment le IXe, le XVe, le XVIe, ou encore le XVIIe et le préjudice total de ces vols est estimé à 120 000 euros sur un an. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert une cache dans la voiture d’un suspect, où était dissimulée la bouteille d’alcool qui aurait servi à droguer les victimes. Les policiers ont également saisi trois véhicules, des montres de luxe et des chaussures pour un montant de 22 000 euros, ainsi que 10 000 euros en numéraire. « Plusieurs comptes bancaires ont été gelés et 52 000 euros ont été saisis. L’un des véhicules était un vrai taxi », ajoute une source proche de l’enquête.

Mis en examen ce vendredi, le couple a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Leur fils a été placé en détention provisoire. Le parquet a également requis le placement en détention provisoire pour le quatrième mis en cause.