Paris : Jugée pour rébellion, la jeune femme accusée d’espionner les policiers a été relaxée


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Une jeune femme de 21 ans avait été interpellée ce samedi à proximité de la place d’Italie à Paris (XIIIe) en marge de la manifestation des Gilets jaunes, pour s’être rebellée. Cette dernière est également accusée d’espionner les policiers depuis plusieurs semaines. Jugée par le tribunal de Paris en comparution immédiate, elle a été relaxée.

La prévenue est ressortie libre du tribunal ce lundi. Elle avait été interpellée ce samedi après-midi en marge de la manifestation des Gilets jaunes qui a finalement été annulée par la préfecture de police suite aux violents incidents qui se sont produits dans la matinée.

Lors de son arrestation, la jeune femme de 21 ans fichée S (sûreté de l’État) était accusée de s’être rebellée, notamment de s’être jetée au sol pour empêcher sa conduite au commissariat. Déférée et jugée en comparution immédiate ce lundi après-midi au tribunal de Paris, celle qui se faisait appeler encore récemment sur Facebook « Marie Acab-land » (du nom de son compte désormais fermé), a été relaxée par la justice.

10 mois de prison requis

Le procureur de la République avait pourtant requis une peine de 10 mois de prison dont quatre mois ferme assorti d’un maintien en détention à l’encontre de la prévenue. L’avocate de la jeune femme citée par l’hebdomadaire Le Point, avait alors estimé qu’il s’agissait d’une réquisition « disproportionnée » de la part du parquet.

La prévenue a déjà été condamnée à une peine avec sursis en mai dernier, pour avoir diffusé une vidéo montrant la fabrication « d’un engin destiné à attenter à l’intégrité physique » comme l’a rappelé le procureur, qui a mentionné également ses six condamnations inscrites à son casier judiciaire. Le nom de la jeune femme apparaît en outre à 16 reprises dans le fichier de traitement des antécédents judiciaire (TAJ, le fichier des forces de l’ordre).


Repérée à plusieurs reprises à proximité de commissariat

Ces dernières semaines, la prévenue a été repérée à plusieurs reprises à proximité de commissariats de police à Paris et sa banlieue, notamment celui XVIIe arrondissement ou celui du VIIIe, ou encore un commissariat de l’Essonne. Elle suivait des policiers à la fin de leur service, les prenant en photo, notant leurs horaires de départ et prenant soin de relever leur adresse ainsi que la plaque d’immatriculation de leur véhicule.

Des informations qu’elle se ventait d’avoir récupéré, sur son compte Facebook, qui a été clôturé. Elle serait désormais présente sur le réseau social sous une autre identité.

Le 2 novembre dernier, la mise en cause avait été interpellée à Toulouse (Haute-Garonne) pour avoir suivi et provoqué des policiers. Un signalement concernant cette affaire a été fait à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).