Paris : La péniche abritait des soirées tarifées avec des escorts-girls

Illustration. (Adobe Stock)

INFO ACTU17. Sept personnes ont été mises en examen, à la fin du mois de septembre, pour des faits de proxénétisme aggravé. Des escorts-girls étaient mises à disposition de clients sur des péniches ou dans des établissements de nuit parisiens.

C’est un remake de « La croisière s’amuse » version X et payante. Selon nos informations, sept personnes ont été mises en examen, à la fin du mois de septembre, pour des faits de « proxénétisme aggravé », avant d’être placées sous contrôle judiciaire. Le parquet de Paris n’a pas fait appel de cette décision.

La justice leur reproche d’avoir mis en place des soirées au cours desquelles des escorts-girls venaient proposer leurs prestations tarifées. Le 24 septembre dernier, les enquêteurs du groupe « réseaux clandestins » de la brigade de répression du proxénétisme (BRP) de la police judiciaire parisienne a investi le pont d’une péniche amarrée quai Marcel-Dassault à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Le bateau, loué via une plate-forme de location en ligne, accueillait une soirée privée au cours de laquelle les convives étaient sollicités afin de consommer deux bouteilles de champagne avant de pouvoir accéder à des prestations sexuelles proposées par de jeunes escorts-girls. « C’était le principe du bar à hôtesses où l’on vous demandait d’acheter une ou deux bouteilles avant de pouvoir monter avec une fille, confie une source proche de l’affaire. Les investigations dans ce dossier ont démarré à la fin du mois d’octobre 2020 ».

Toujours selon nos informations, la dive bouteille était facturée 250€ pièce et deux établissements de nuit ont également reçu « la visite » des policiers de la BRP dans la même affaire. Des établissements situés rue Troyon et avenue Foch, à deux pas des Champs-Élysées.

Près de 80 000 euros et une Porsche saisis

Sept escorts-girls de nationalités marocaine et algérienne, ont également été entendues par les enquêteurs. Ces derniers ont, par ailleurs, procédé à la saisie d’une Porsche et de 50 000€ en argent liquide. Quelques grammes de cocaïne ont également été saisis au cours des perquisitions. Une femme, âgée de 43 ans, est décrite comme l’organisatrice de ces soirées entre adultes. Les clients, principalement des cadres supérieurs, étaient contactés via une messagerie chiffrée.

Un homme, exploitant plusieurs sociétés ayant pignon sur rue, est soupçonné d’avoir occupé un rôle central dans ce réseau de proxénétisme présumé. Dans son coffre, près de 30 000€ en espèces et en billets neufs de 200€ ont aussi été découverts, puis placés sous scellés. Des fermetures administratives ont été requises contre les deux établissements de nuit mis en cause dans ce dossier.