Paris : Le polémiste et écrivain Alain Soral interpellé et placé en garde à vue


Alain Soral. (Capture vidéo Youtube / Egalité et Réconciliation TV)

Une enquête préliminaire vise l’écrivain et polémiste d’extrême droite Alain Soral. Il a été interpellé ce mardi, à Paris.

Alain Soral a été interpellé et placé en garde à vue, ce mardi après-midi à Paris, par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP). Le polémiste et écrivain de 61 ans est poursuivi dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour « provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », rapporte Le Parisien.

Cette enquête a été diligentée après des propos qu’il a tenus sur son site internet Égalité & Réconciliation, indiquant que son domicile aurait fait l’objet d’une perquisition. Un communiqué a été publié sur ce même site, ce mercredi soir, indiquant que sa garde à vue de 24 heures a été prolongée.

« Selon ses avocats, il aurait été arrêté dans le cadre d’une enquête préliminaire pour un délit de presse : « provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts de la nation » (article 24 alinéa 4 de la loi du 29 juillet 1881). Les infractions en question comprennent par exemple la fourniture de fausses informations, le complot, le mouvement insurrectionnel, la levée de forces armées, etc. », précise le communiqué.

Plusieurs condamnations par le passé

Alain Soral avait écopé d’un an de prison ferme en janvier 2019. Il avait été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny pour « injure raciale, provocation et incitation à la haine raciale » à la suite de propos tenus contre une procureure de la République sur son site Égalité & Réconciliation.


Quelques mois plus tard, il avait fait l’objet d’un nouveau jugement le condamnant à un an de prison ferme, assorti d’un mandat d’arrêt, pour contestation de l’existence de la Shoah. Enfin, en décembre 2018, Alain Soral avait été condamné pour diffamation. Chaque procès avait entraîné une procédure en appel, lui évitant au moins temporairement l’incarcération, précise le quotidien francilien.

Par ailleurs, au mois de juin dernier, les deux chaînes YouTube de l’essayiste d’extrême droite ont été supprimées par la plateforme de vidéos en ligne appartenant à Google. L’entreprise américaine a indiqué avoir durci son règlement vis-à-vis des discours de haine, entraînant ces fermetures.