Paris : Soupçonné d’avoir tué une mère et sa fille, il aurait incendié leur logement pour maquiller son crime


Illustration. (Shutterstock)

Alors que les premiers éléments de l’enquête laissaient penser à un incendie accidentel, les enquêteurs du 2ème District de police judiciaire (DPJ) ont réalisé des investigations durant de longues semaines qui leur ont permis d’identifier un homme de nationalité marocaine de 40 ans. Il a été mis en examen pour « homicides volontaires » et a été écroué.

Le 14 mars dernier en début d’après-midi, les sapeurs-pompier ont été appelés pour un incendie dans un appartement au 9ème étage d’un immeuble situé rue de l’Ourcq (XIXe). A l’intérieur, les soldats du feu n’ont pu que constater le décès d’une mère de 46 ans et de sa fille de 13 ans, allongées côte à côte sur un lit. La piste accidentelle a d’abord été évoquée, mais les policiers ont pris le temps de relever un maximum d’indices et d’étudier toutes les possibilités.

Leur travail a montré que cet incendie n’avait rien d’un accident. Plus de deux mois après les faits, mardi 21 mai, un ressortissant marocain âgé de 40 ans a été interpellé à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) raconte Le Parisien. L’homme connu dans son pays d’origine pour des faits de violences a été déféré et mis en examen pour « homicides volontaires » et « destruction de bien d’autrui par incendie », avant d’être placé en détention provisoire. Il était jusqu’ici inconnu des services de police et de justice en France.

De nombreux éléments l’incriminant

Une mise en examen qui est intervenue après un travail minutieux des enquêteurs, qui ont montré une implication du suspect dans la mort des deux victimes. A commencer par les trois départs de feu qui ont été constatés dans l’appartement, dont deux hors de la chambre. De plus, les constatations ont montré que les fenêtres étaient restées fermées, de quoi exclure la piste d’un incendie accidentel.

L’autopsie de la mère et sa fille ont montré que cette dernière avait fait l’objet de violences. La quadragénaire est elle décédée suite à une asphyxie qui a eu lieu avant l’incendie selon les résultats de l’examen. La piste du suicide a alors été écartée.


Autre élément important : les enquêteurs ont retrouvé une trace ADN sur un coussin dans l’appartement… celui du suspect. Un coussin qui aurait servi à tuer la mère de famille.

Un scellé sur la porte, brisé et retrouvé au domicile du mis en cause

Interrogés, les voisins ont confirmé que l’homme interpellé était venu régulièrement dans l’appartement les jours précédents le drame. Autre fait relevé, un scellé apposé sur la porte d’entrée du logement a été brisé quelques jours après l’incendie. Ce dernier a été retrouvé au domicile du suspect lors de la perquisition de son domicile.

Les enquêteurs soupçonnent l’auteur présumé d’être revenu sur les lieux pour dissimuler des preuves. En outre, une clef appartenant à l’enfant tué a aussi été saisie durant cette perquisition.

L’échec d’un mariage blanc serait le mobile de ce double meurtre

Face aux policiers durant sa garde à vue, le mis en cause a nié l’ensemble des faits reprochés, aussi bien le double homicide que l’incendie. L’homme est soupçonné d’avoir tué cette mère et sa fille après un mariage blanc qui n’aurait pas abouti, la quadragénaire ayant refusé explique une source proche du dossier citée par le journal francilien.

Le suspect était en situation irrégulière sur le territoire français et cherchait à obtenir la nationalité française précise cette même source.