Paris : Un chauffeur de bus de la RATP aurait refusé de faire monter une femme car elle portait une jupe


Illustration. (PR180.2/wikimedia)

Un chauffeur de bus de la RATP est accusé d’avoir refusé l’accès à son véhicule à une femme qui portait une jupe.


C’est le père de la jeune femme de 29 ans qui raconte ces faits au journal Le Parisien. L’homme est un poète algérien, Kamel Bencheikh. Selon son récit, sa fille s’est vu refuser l’accès à un bus de la RATP sur la ligne 60, ce mardi soir dans le XIXe arrondissement de Paris.

« Élise attendait le bus de la ligne 60 avec une amie, à l’arrêt Botzaris, aux Buttes Chaumont (Paris XIXe). Lorsque le véhicule est arrivé, elles n’étaient que toutes les deux. Le chauffeur les a jaugées, n’a pas ouvert les portières et a redémarré », raconte Kamel Bencheikh qui donne ensuite davantage de détails.

« Tu n’as qu’à bien t’habiller »

Les deux jeunes femmes ont tenté une seconde fois de monter dans le bus. « Le véhicule s’arrête quelques mètres plus loin à un feu rouge, poursuit l’auteur, également physicien. Ma fille a couru jusque la vitre du conducteur pour demander au chauffeur pourquoi il n’ouvrait pas les portes », raconte le père d’Élise au journal francilien. Le machiniste lui aurait répondu : « Tu n’as qu’à bien t’habiller », en regardant ses jambes.

Stupéfaites, les deux jeunes femmes ont finalement décidé d’appeler un taxi. Kamel Bencheikh a publié un message sur Facebook, sous la colère, accusant le chauffeur de bus d’être un « islamiste ». « Je revendique mon islamophobie »a-t-il également écrit. Un message qui a depuis été censuré par le réseau social.

Une plainte va être déposée

« On me reproche d’inciter à la haine. Mais j’ai publié les faits parce que je voulais qu’ils soient repris. Pour dénoncer cette dérive », a-t-il poursuivi, précisant être un « militant anti-islamistes ».

L’homme a décidé de déposer plainte et affirme « vouloir aller jusqu’au bout ». « Ce sont au moins des excuses. Il faut que la RATP s’excuse publiquement devant ma fille », a-t-il déclaré au quotidien.

Suite à cette affaire, la RATP a indiqué que son machiniste serait entendu dans les prochains jours. « Si c’est avéré, nous prendrons les sanctions qui s’imposent », a précisé l’établissement public au Figaro.