Pas-de-Calais : Prison avec sursis pour un homme de 19 ans qui a agressé sexuellement une octogénaire


Illustration. (Pixabay)

Une octogénaire victime d’une agression sexuelle est décédée d’une autre cause avant le jugement de son agresseur. Ce dernier a écopé d’une peine de prison avec sursis et de 1 000 euros au titre du préjudice moral, à verser à la fille de la victime.


L’affaire qui vient d’être jugée par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer remonte au 12 septembre dernier. Elle a eu lieu à Montreuil dans le Pas-de-Calais, relate La Voix du Nord. Ce jour-là, un jeune homme avait sonné à la porte d’une octogénaire, et s’était présenté en tant que fils d’une voisine.

Il lui avait proposé de l’aider aux travaux domestiques et avait ainsi été invité à entrer dans le logement. Faisant preuve de beaucoup d’attention envers la vieille dame, cet inconnu s’était ensuite placé derrière sa proie, avant de lui retirer ses vêtements et de lui faire subir des attouchements sexuels.

Il s’était subitement arrêté et lui avait demandé de l’argent. La victime lui avait alors donné dix euros qu’elle possédait dans son porte-monnaie. L’inconnu avait ensuite ramassé ses vêtements pour les déposer dans la salle de bain, avant de disparaître.

Plusieurs tentatives dans l’immeuble

Les gendarmes ont mené une enquête de voisinage qui s’est révélée fructueuse. Ils ont appris que cet individu avait sonné à d’autres portes de l’immeuble où vivent des personnes âgées. L’octogénaire a pu reconnaître son agresseur sur des planches photographiques qui lui ont été présentées par les enquêteurs.


Il s’agit d’un habitant de la commune, âgé de 19 ans. Interpellé et placé en garde à vue, il a reconnu s’être rendu chez la vieille dame, mais a nié l’avoir agressée sexuellement. Aux questions insistantes des gendarmes, le jeune homme a répondu qu’elle avait chaud et que c’est elle-même qui lui avait demandé de lui retirer ses vêtements.

Son ADN sur le soutien-gorge de la victime

Ses déclarations n’ont convaincu ni les enquêteurs, ni les magistrats. Et pour cause, son ADN a été relevé sur l’agrafe du soutien-gorge de l’octogénaire. Lors de son procès qui vient de se tenir au tribunal de Boulogne-sur-Mer, le prévenu n’a pas eu à faire face à sa victime : elle est décédée d’une autre cause avant la tenue de l’audience.

Toutefois, sa fille était présente. À la barre, le jeune homme de 19 ans a affirmé qu’il ne se souvenait plus de ce qu’il s’est passé, affirmant qu’il était alcoolisé. « Une amnésie de circonstance », a déclaré le procureur de la République, au sujet de la ligne de défense du prévenu.

Ce dernier, qui aurait souffert de carences éducatives et affectives dans son enfance, et qui a des problèmes d’alcoolisme, a été reconnu coupable et écopé de 12 mois de prison avec sursis probatoire. Il devra justifier de soins et d’un travail. En outre, le jeune homme doit verser 1 000 euros à la fille de la victime au titre du préjudice moral. Enfin, il est désormais inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).