Patrick Poivre d’Arvor accusé de viols et visé par une enquête préliminaire


Patrick Poivre d’Arvor, le 15 mars 2019. (photo Michael Esdourrubailh/PhotoPQR/Maxppp)

L’ex-présentateur vedette du JT de 20 heures de TF1 et écrivain, Patrick Poivre d’Arvor, est accusé de viols par une femme aujourd’hui âgée de 37 ans. Florence Porcel a déposé plainte. Les faits présumés se sont déroulés entre 2004 et 2009.


Elle évoque une emprise psychologique et un abus de pouvoir de PPDA, ainsi qu’une relation toxique. L’affaire a été révélée par Le Parisien. Le parquet de Nanterre a ouvert cette semaine une enquête préliminaire pour « viol » à l’encontre du journaliste et ex-star de TF1, après le dépôt d’une plainte de l’écrivaine Florence Porcel qui est âgée aujourd’hui de 37 ans.

La trentenaire accuse PPDA d’avoir abusé sexuellement d’elle à plusieurs reprises entre 2004 et 2009. Florence Porcel a déclaré qu’elle avait rencontré le journaliste vedette de TF1 lorsqu’elle avait 21 ans et était étudiante en Lettres. Elle était à l’époque en convalescence d’une tumeur au cerveau et encore vierge. Selon son récit, elle a adressé une lettre au présentateur du JT de 20 heures, à l’automne 2004, pour lui faire part de son admiration après la lecture de son dernier ouvrage. Un courrier dans lequel elle avait joint des écrits de sa part, pour avoir l’avis du journaliste.

Florence Porcel aurait alors été contactée par téléphone par PPDA lui-même en novembre. Une conversation aurait débuté, lors d’un échange courtois qui aurait ensuite dérapé. Le journaliste lui aurait posé des questions gênantes sur sa vie intime, notamment sur sa virginité, la fréquence à laquelle elle se masturbe et les vêtements qu’elle porte. La jeune femme de 21 ans affirme qu’elle a ensuite été invitée à assister au JT le lendemain.

Un rapport sexuel forcé

Elle s’est rendue sur place à 19h45 dans les locaux de TF1 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et a conservé le badge visiteur qu’on lui avait fourni à ce moment-là. Elle aurait ensuite été violée dans le bureau de PPDA lors d’un rapport sexuel forcé avec pénétration vaginale. La plaignante indique qu’elle n’a pas réussi à s’enfuir sous l’effet de la surprise et de la sidération, mais qu’elle a crié de douleur détaille le quotidien francilien. « Est-ce que vous réalisez que vous êtes devenue une femme ? » aurait lâché son agresseur, toujours selon son récit.


Florence Porcel n’aurait pas pris conscience sur le moment qu’il s’agissait d’un viol, étant isolée socialement suite à son état de santé qui a impliqué de nombreuses hospitalisations. Cette dernière aurait toutefois été partagée entre un sentiment de colère et celui de la passion, étant admirative du journaliste et souhaitant percer dans le monde littéraire. C’est dans ce contexte qu’elle aurait accepté un autre rapport sexuel, consenti cette fois.

Un nouveau viol en 2009

La plaignante explique qu’elle a été violée une nouvelle fois, en 2009. A l’époque, elle aurait sollicité PPDA pour une interview dans le cadre de son mémoire de master. Le journaliste l’aurait reçue dans son bureau de la société de production A Prime Group, qui réalise ses émissions littéraires. Patrick Poivre d’Arvor aurait cherché à embrasser la jeune femme, avant de lui imposer une fellation non protégée.

Plusieurs années plus tard donc, Florence Porcel a décidé de déposer plainte. L’écrivaine vient de raconter d’une manière dissimulée, une partie de son histoire, dans son livre nommé « Pandorini », paru en janvier aux éditions JC Lattès. Elle décrit « l’histoire, banale, d’une jeune femme inexpérimentée qui fait une mauvaise rencontre. Sauf que la rencontre en question est un des hommes les plus célèbres de France », a-t-elle expliqué sur Instagram.

« On ne va pas se mentir : c’est mon histoire. Je l’ai transformée en fiction parce que je ne peux pas donner le nom de cette rencontre, pour des raisons évidentes. Mais il me semblait important de sortir du silence », a-t-elle ajouté.

Lorsque le livre est sorti, sa maison d’édition n’avait pas connaissance de ses accusations de viols indique Le Parisien. Elle ne l’a appris qu’au moment où la jeune femme a déposé sa plainte.

Des « accusations qui ne peuvent être que fantaisistes »

Cette enquête préliminaire a été confiée aux policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne. De son côté, PPDA a évoqué auprès de nos confrères des « accusations qui ne peuvent être que fantaisistes » et annonce avoir saisi son avocat « pour engager les poursuites judiciaires qui s’imposeraient ».