Périgueux : Deux détenus scient les barreaux de leur fenêtre, escaladent des murs et s’enfuient


Illustration. (PhotoPQR/Maxppp)

Deux détenus de la prison de Périgueux (Dordogne) sont parvenus à s’évader dans des circonstances rocambolesques dans la nuit de vendredi à samedi. Après avoir scié les barreaux de leur fenêtre, ils ont notamment escaladé des murs.


Il leur a fallu réaliser un exploit pour pouvoir s’évader de la maison d’arrêt de Périgueux. Ces deux hommes, de nationalité moldave, y sont parvenus comme le raconte Sud Ouest. Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 4 heures du matin, entre deux rondes, ils ont scié les barreaux de la fenêtre de la cellule qu’ils partageaient. Cette dernière se situe au dernier étage du bâtiment principal.

Ils ont descendu en rappel le mur de leur bâtiment, haut de quatre mètres, et en ont remonté un second de la même taille, avant d’atteindre la cour d’honneur et des vestiaires. Les deux détenus ont ensuite forcé les barreaux d’une fenêtre donnant sur l’extérieur. Ils ont descendu un dernier mur de quatre mètres qui les séparait de la rue et ont disparu.

« Ce sont des gars bien préparés physiquement »

« Ça tient de l’escalade ! D’autant plus que tout a été fait en une heure », indique Thierry Dumonteil, délégué FO, au quotidien régional. « Ils ont aussi dû passer dans le champ des caméras mais, en pleine nuit, les surveillants n’ont pas qu’un écran à surveiller. Et ils ne sont pas de dernière génération, donc le retour n’est pas très clair ». « Ce sont des gars bien préparés physiquement (…) qui doivent être très doués en varappe », a-t-il ajouté, à France Bleu.

Une autre source syndicale citée par Sud Ouest précise que les détenus parviennent à se faire livrer des kebabs dans la prison. « Visiblement, ils commandent depuis leurs portables et les livreurs jettent par-dessus le mur d’enceinte ».


Les deux fugitifs étaient écroués « depuis un certain temps » dans l’attente de leur jugement dans une affaire de banditisme. Une enquête a été ouverte par la police judiciaire et une fiche de recherche a été transmise aux services de police et de gendarmerie. « De mémoire, je n’ai jamais entendu parler d’évasion à Périgueux. Ce serait une première depuis la construction en 1863 », affirme Thierry Dumonteil.