Perpignan : Un chauffard neutralisé par balles alors qu’il fonçait sur un policier municipal


Illustration. (Adobe Stock)

Un homme de 38 ans déjà connu de la police et de la justice, a été interpellé à l’issue d’une course-poursuite à Perpignan (Pyrénées-Orientales), durant laquelle il a foncé sur des policiers municipaux. L’un a ouvert le feu, le blessant.

L’affaire a débuté comme souvent, par un refus d’obtempérer. Vers 1 heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, une patrouille de la police municipale a repéré une voiture explique L’Indépendant. Les fonctionnaires ont voulu contrôler cet automobiliste, notamment pour déterminer s’il respectait bien le couvre-feu, mais il a refusé de s’arrêter.

Une course-poursuite a débuté et des renforts ont été demandés. Après une quinzaine de minutes, le chauffard s’est dirigé vers la zone Saint-Charles. Il a finalement été intercepté à hauteur du rond-point de Rotterdam.

Touché à trois reprises

Alors que les policiers municipaux tentait de l’interpeller, il aurait redémarré brutalement et foncé sur l’un des agents, qui aurait tout juste eu le temps de s’écarter pour ne pas être percuté. Le fonctionnaire a ouvert le feu à quatre reprises, touchant le chauffard trois fois, à la main, au bras et au niveau du dos indique le quotidien régional. Le mis en cause ne s’est pas pour autant arrêté : il a poursuivi sa fuite. Quelques minutes plus tard, il a explosé l’un de ses pneus contre un parapet sur le rond-point des Coquelicots, et s’est arrêté.

L’homme de 38 ans a été interpellé puis transporté à l’hôpital de Perpignan par les sapeurs-pompiers. Il est blessé mais ses jours ne sont pas en danger. L’homme serait déjà bien connu de la police et de la justice – étant un multirécidiviste – notamment pour des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Le trentenaire était également visé par une fiche de recherche selon nos confrères.

Une double enquête

Deux enquêtes ont été ouvertes. La première visant le suspect qui a été placé en garde à vue et qui a été confiée au commissariat de Perpignan. La seconde concerne l’usage de l’arme du policier. Ce dernier va être entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les investigations devront confirmer que le fonctionnaire a bien agi en état de légitime défense. Le directeur de la police municipale de Perpignan, Philippe Rouch, a affirmé à L’Indépendant que le policier avait bien agi dans ce cadre réglementaire.