Poitiers : Interpellé ivre au volant, un homme se suicide au commissariat


Le commissariat de Poitiers. (Google view)

Un homme âgé de 28 ans s’est donné la mort dans la nuit de lundi à mardi au commissariat de Poitiers (Vienne), par pendaison. Il avait été interpellé quelques heures plus tôt pour conduite en état d’ivresse. Une enquête a été ouverte.

Les policiers du commissariat de Poitiers sont sous le choc. Un automobiliste âgé de 28 ans a été interpellé alors qu’il était en état d’ivresse, vers 22h30. Transporté au commissariat, il a été installé dans la salle d’attente, le temps d’être transporté à l’hôpital pour qu’un examen médical soit réalisé, comme la procédure l’exige, afin de confirmer que son état de santé est compatible avec le placement en cellule de dégrisement. Ce n’est qu’une fois que le mis en cause n’a plus d’alcool dans le sang qu’il peut être auditionné par les enquêteurs.

Cet homme de 28 ans se trouvait toujours assis dans la salle d’attente lorsque les policiers sont partis pour emmener un autre individu à l’hôpital, interpellé pour le même motif détaille une source policière à La Nouvelle République. A leur retour vers 3 heures, ils ont trouvé l’homme de 28 ans pendu avec ses lacets, à la grille d’une petite fenêtre. Les secours n’ont rien pu faire pour le sauver, il a été déclaré mort à 03h30.

Pas de signe avant-coureur

Le défunt se trouvait derrière un mur et il n’y a pas de caméra de vidéosurveillance. Le poste où sont assis les policiers se trouve à environ trois mètres de cette salle d’attente. Ils n’ont malheureusement rien entendu. Le défunt qui avait 0,86 gramme d’alcool par litre de sang selon France Bleu, n’avait pas montré de signe d’agitation. Au total, quatre personnes avaient été interpellées pour ivresse au volant durant ce début de nuit.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte par le parquet. Une autopsie sera pratiquée ce mercredi.

« Il n’y a qu’une patrouille pour faire les rotations »

« Les collègues ont respecté la procédure », rappelle Alain Pissard, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police FO, à La Nouvelle République. « Le problème la nuit, c’est qu’il n’y a plus de médecin pour venir au commissariat. On doit emmener les personnes au CHU pour l’examen médical avant de pouvoir leur notifier leurs droits. Et il n’y a qu’une patrouille pour faire les rotations », déplore-t-il.