Policier tué au Mans : le chauffard a été mis en examen et placé en détention provisoire


Éric Monroy était père de trois filles. (photo DR)

Éric Monroy, 43 ans, était brigadier de police. Il a été tué par un chauffard alcoolisé au volant, alors qu’il tentait de lui porter assistance. Ce dernier qui est âgé de 26 ans a été mis en examen.

Mise à jour 23h00 : Le suspect a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.

Le drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi au Mans (Sarthe). Un homme s’était visiblement endormi au volant de sa voiture lorsque les sapeurs-pompiers sont arrivés. Ils ont ensuite fait appel aux forces de l’ordre. Éric Monroy qui se trouvait avec deux de ses collègues, a tenté de récupérer la clef de contact de la voiture du conducteur.

Le chauffard a alors redémarré soudainement, trainant le fonctionnaire sur plusieurs mètres. La voiture a ensuite violemment percuté un mur. Éric Monroy a été déclaré mort sur place a confirmé le procureur de la République du Mans.

Déjà condamné à plusieurs reprises

Le mis en cause de 26 ans a tenté de se cacher au bout d’une allée juste après les faits mais a été rapidement retrouvé et interpellé. Il a été placé en garde à vue.


Une information judiciaire a été ouverte ce vendredi pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur personne dépositaire de l’autorité publique et conduite sous l’empire d’un état alcoolique en récidive légale.

Ce n’est pas la première fois que cet homme a affaire à la justice. Il a en effet déjà été condamné pour conduite sous l’emprise de l’alcool et refus d’obtempérer à une sommation de s’arrêter, en 2015. Il a également fait l’objet d’une condamnation pour outrage et rébellion en 2018. L’homme a été mis en examen en début d’après-midi ce vendredi. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.

Des policiers se sont rassemblés pour rendre hommage à leur collègue tué

Des rassemblements de policiers ont eu lieu partout en France dans la nuit de jeudi à vendredi, pour rendre hommage au défunt. Une centaine de policiers étaient notamment rassemblés devant le Panthéon à Paris (Ve), mais également à Clermont-Ferrand, ou à Nantes.

« Au total, nous avons recensé 175 rassemblements dans toute la France », a déclaré Guillaume Neau, le secrétaire général adjoint du syndicat de police Option Nuit, à France Bleu. « Il y avait beaucoup de monde à Marseille et cinq personnes au Creusot, mais ce qu’on retient c’est la volonté des collègues », a-t-il souligné.

La nouvelle organisation syndicale revendique 12 500 adhérents en moins de deux mois d’existence. « Autrement dit 75% des « nuiteux », s’est félicité Guillaume Neau. Ce dernier juge par ailleurs insuffisant les 10 millions d’euros prévus et annoncé par Emmanuel Macron fin juillet, dans le cadre de la création d’une indemnité pour les policiers travaillant de nuit.