Poursuivi pour « refus d’obtempérer », le chauffeur d’E. Macron reste en poste à l’Élysée


Illustration. (Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock)

Après l’affaire Alexandre Benalla, un nouveau dossier pourrait faire couler de l’encre.

À la suite d’un excès de vitesse hors service, un chauffeur du Président de la République a refusé d’obtempérer aux injonctions des policiers qui voulaient le contrôler. Les faits se sont déroulés le 27 février dernier à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine. L’homme est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre.

Plusieurs sommations

Ce jour-là, le gendarme circulait à une vitesse excessive à bord d’une voiture de service en dehors de ses heures de travail. Lorsque des policiers ont voulu le contrôler, il avait refusé d’obtempérer à plusieurs injonctions et était parvenu à prendre la fuite.

Les fonctionnaires avaient relevé sa plaque d’immatriculation, appartenant à la présidence de la République, ce qui avait permis de l’identifier.

Il reste en poste

Il a été suspendu vingt jours de ses fonctions puis affecté à un nouveau poste au sein de l’Élysée. Une information révélée par Médiapart.


Le service de presse de l’Élysée a indiqué qu’il avait été muté dans un autre service « à titre conservatoire ». Médiapart précise que son salaire aurait été maintenu durant sa courte période de suspension. Un traitement similaire au cas d’Alexandre Benalla après l’affaire du 1er-mai.

Le militaire fait désormais partie du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).