Pyrénées-Orientales : Le père de famille roule trop lentement à son goût, il le frappe à coup de barre de fer


Illustration. (photo PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP)

Un chauffard s’en est violemment pris à la voiture d’une famille, sur une route du Boulou (Pyrénées-Orientales) ce dimanche. L’homme qui venait de sortir de prison, a attaqué le père de famille à la barre de fer, sous les yeux de ses enfants.

Une famille passait une journée agréable ce dimanche, avant de croiser le chemin de cet homme au volant d’une BMW. Le couple et ses quatre enfants étaient à bord de leur voiture et rentraient d’un vide-greniers à Laroque-des-Albères, lorsque le père a vu arriver un autre véhicule dans son rétroviseur, sur la ligne droite reliant Argelès au Boulou raconte L’Indépendant.

Au volant de cette BMW, un homme agressif qui serait arrivé à pleine vitesse. Dans son récit, la victime a indiqué que le chauffard lui avait ordonné d’accélérer. Le père de famille s’y est refusé, la limitation de vitesse étant de 80 km/h.

La situation a alors dégénéré. Le chauffard s’est énervé et a percuté la Nissan de la famille, à plusieurs reprises. A tel point que l’avant de la BMW était très abîmé. Le père de famille s’est finalement arrêté au Boulou. Il est descendu de sa voiture, tout comme le chauffard qui était quant à lui armé d’une barre de fer. Ce dernier lui a porté un violent coup derrière la tête.

Les gendarmes ont été alertés par des témoins et sont rapidement arrivés sur les lieux. L’agresseur a été interpellé et placé en garde à vue. Âgé d’une trentaine d’années, il venait de sortir de prison et se trouvait en liberté conditionnelle. Face aux militaires, l’homme s’est justifié en expliquant que le père de famille lui avait fait une queue de poisson, reconnaissant également qu’il n’avait pas supporté que la victime roule à faible allure.


Il avait consommé de l’alcool et de la drogue

Le mis en cause a été déféré puis présenté au tribunal pour être jugé dans le cadre d’une comparution immédiate, pour violences avec arme et conduite sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants. Le prévenu était semble-t-il sous cocaïne au moment des faits précisent nos confrères.

L’homme a demandé du temps pour préparer sa défense, souhaitant donc être jugé ultérieurement. Son procès se tiendra le 4 novembre prochain. En l’attente, la justice a décidé de le placer en détention provisoire, d’autant que le trentenaire est aussi sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve.