Qassem Soleimani, un puissant général iranien, tué dans un raid américain en Irak


Qassem Soleimani a été tué dans une frappe américaine à Bagdad en Irak. (photo wikimedia)

Le général Qassem Soleimani, 62 ans, était un personnage clé du régime iranien et l’une des figures les plus populaires d’Iran. Il a été tué dans un raid mené par les États-Unis ce jeudi soir à Bagdad (Irak).


Le Pentagone a annoncé ce jeudi soir avoir tué le général iranien Qassem Soleimani dans un bombardement à Bagdad, sur ordre de Donald Trump. « Sur ordre du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani », peut-on lire dans un communiqué du ministère de la Défense américain.

Le général iranien se trouvait dans un convoi à l’aéroport de la capitale irakienne lorsqu’il a été tué. Trois roquettes ont frappé l’aéroport international de Bagdad, tuant au moins huit personnes et faisant aussi plusieurs blessés selon des groupes paramilitaires irakiens cités par Le Figaro. Les roquettes ont atterri près du terminal de fret aérien et ont détruit deux véhicules.

« Cette frappe est destinée à dissuader l’Iran de tout projet d’attaque ultérieur »

Abou Mahdi al-Mouhandis, commandant du Hachd al-Chaabi, une milice irakienne soutenue par l’Iran, fait lui aussi partie des personnes tuées dans ce bombardement. Le convoi a été visé « par deux missiles guidés successifs lancés par un hélicoptère américain » alors qu’il quittait l’aéroport de Bagdad a précisé le commandant d’une milice locale.

Washington tient responsable Qassem Soleimani des « attaques » survenues cette semaine contre l’ambassade américaine à Bagdad par des combattants et des partisans pro-Iran mais également d’avoir « orchestré » des attaques contre des bases de la coalition en Irak ces derniers mois.


Il s’agit d’une mesure « défensive » prise pour « protéger le personnel américain à l’étranger » a indiqué le Pentagone, ajoutant que « cette frappe est destinée à dissuader l’Iran de tout projet d’attaque ultérieur » et que les États-Unis continueront à prendre des mesures nécessaires pour protéger ses ressortissants et ses intérêts à travers le monde.

« Le Général Soleimani préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains »

Le Pentagone a également rappelé que Qassem Soleimani était le chef des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington depuis avril dernier. Le général iranien assistait par ailleurs aux négociations pour former le futur gouvernement irakien. « Le Général Soleimani préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains en Irak et à travers la région », a justifié le Pentagone.

Donald Trump avait réagi sur Twitter à l’attaque de l’ambassade américaine. « L’Iran sera tenu pleinement responsable des vies perdues ou des dégâts occasionnés dans nos installations. Ils paieront LE PRIX FORT! ». « Ceci n’est pas une mise en garde, c’est une menace », avait-il conclu. Après cette opération, le président américain a tweeté seulement le drapeau national de son pays.

L’Iran promet une vengeance

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est engagé ce vendredi à « venger » la mort du général Soleimani et a décrété un deuil national de trois jours en Iran. « Le martyre est la récompense de son inlassable travail durant toutes ces années […]. Si Dieu le veut, son œuvre et son chemin ne s’arrêteront pas là, et une vengeance implacable attend les criminels qui ont empli leurs mains de son sang et de celui des autres martyrs », a-t-il écrit sur Twitter.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif a évoqué une « escalade extrêmement dangereuse et imprudente » alors qu’un ancien chef des Gardiens de la révolution, Mohsen Rezai a promis que la « vengeance sur l’Amérique » serait « terrible ».