Rennes : Condamné pour avoir fait dérouter le vol de ses parents et de 156 autres passagers


Illustration. (Pixabay)

Pour éviter de voir ses parents, le jeune homme avait signalé la présence d’une bombe dans leur avion.

Ce mardi comparaissait un jeune homme de 23 ans pour avoir fait dérouter un avion de la compagnie EasyJet, le 18 janvier dernier. À bord se trouvaient ses parents et 156 autres passagers, qui ont eu une belle frayeur.

Il utilise Google Traduction

Face aux magistrats, le prévenu a calmement expliqué qu’il avait agi pour que ses parents ne viennent pas le visiter chez lui à Rennes en Ille-et-Vilaine. Pour ce faire, il avait téléphoné à l’aéroport de Rennes et avait diffusé un message pré-enregistré en utilisant Google Traduction pour ne pas qu’on reconnaisse sa voix.

Alerte à la bombe, l’avion fait demi-tour

« Écoutez-moi bien, l’avion Easyjet en provenance de Lyon (Rhône) et à destination de Rennes ne décollera pas, sinon il explosera en plein vol », annonçait cet inconnu menaçant à l’employé de l’aéroport, relate Le Parisien. Immédiatement l’alerte avait été donnée, et l’avion qui avait déjà décollé avait dû faire demi-tour et se poser en urgence à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry.

Les 158 passagers avaient été évacués, l’avion et les bagages fouillés. Un vaste dispositif de secours avait été déployé. Le trafic aérien local avait dû être interrompu durant 40 minutes et le vol EasyJet avait accusé 7 heures de retard.


Un appel passé… avec son propre téléphone

Une fois le doute levé, l’enquête a rapidement orienté les policiers vers ce jeune homme de 23 ans. Car s’il avait bien mis à profit la voix robotique de Google Traduction, le prévenu avait utilisé son téléphone personnel pour donner la fausse alerte à la bombe…

Face aux juges, le jeune homme a qualifié son acte de « plus grosse erreur de [sa] vie ». Il a expliqué qu’il ne voulait pas que ses parents apprennent sa dépendance au cannabis : « Mes parents pensaient que tout cela était derrière moi, ils se seraient rendu compte de mon addiction en venant dans mon appartement », a-t-il déclaré.

Et la présidente de l’interpeller : « Vous auriez pu leur dire que vous aviez la grippe, un gros exposé ou un week-end à la mer ! ». Il a finalement écopé de neuf mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve avec obligation de soins. En outre il devra indemniser les deux sociétés d’aéroport de Rennes-Dinard et Lyon Saint-Exupéry à hauteur de 1000 et 1351 euros.