Rhône : Son mari lui met un couteau sous la gorge en plein restaurant et la frappe, elle repart avec lui


Un homme s'est montré violent avec son épouse en plein restaurant, ce vendredi à Mions. (photo Google)

Une femme a été victime de violences conjugales en plein restaurant. Elle n’a pas voulu déposer plainte, mais le parquet a ouvert une enquête judiciaire.

Les agissements d’un homme ont semé l’émoi dans le restaurant « San Lorenzo » de Mions (Rhône), vendredi soir. La scène s’est déroulée en salle alors que le restaurant affichait complet, et donc devant de nombreux témoins. Un couple de sexagénaires se trouvait assis autour d’une table avec des amis lorsque la soirée a basculé dans la violence.

Vers 21h15, la femme s’est levée de sa chaise et une altercation a éclaté avec son époux âgé de 67 ans. Ce dernier l’a menacée « avec un couteau à la gorge avant de la frapper au visage parce qu’elle voulait aller aux toilettes sans son accord ! », témoigne sur sa page Facebook, Rémy Torres, le gérant du restaurant.

« Il s’est levé, et il lui a mis une baffe avant de lui tirer les cheveux. Nous avons tout de suite appelé la police municipale, qui est heureusement arrivée trois minutes plus tard, avec les gendarmes dans la foulée » a précisé le gérant au journal Le Progrès. Les employés de l’établissement se sont interposés pour faire cesser les violences et l’expulser du restaurant, tandis que des clients en colère voulaient leur prêter main-forte.

Le mari violent placé en garde à vue

Le mis en cause n’avait jamais fait l’objet de poursuites judiciaires pour des violences. Aux gendarmes, il a déclaré que son épouse n’avait pas bien ajusté son masque et que cela l’avait mis hors de lui. Le sexagénaire a assuré que c’était bien la première fois qu’il était violent avec elle.


La victime, quant à elle, a refusé de déposer plainte et elle a quitté le restaurant avec son mari, malgré les efforts des gendarmes pour la convaincre d’engager des poursuites. Informé des faits, le procureur de la République a ouvert une enquête, et le sexagénaire a été placé en garde à vue samedi matin. Il devait être déféré au parquet ce lundi matin.