Royaume-Uni : Harcelée, une policière héroïque a été contrainte de quitter les réseaux sociaux


La jeune policière Jessica Voiels est intervenue sur un sordide meurtre dans le Grand Manchester. Depuis sa médiatisation, elle est harcelée en ligne. (Twitter)

« Ma journée de travail d’hier a été la pire de toutes. Je vois peu de choses qui pourraient être pires que celle-là à l’avenir », a déclaré la policière britannique.

Mercredi, Jessica Voiels faisait partie de l’équipage de police primo-intervenant sur les lieux d’un terrible drame, dans le Grand Manchester au Royaume-Uni. Un homme âgé de 22 ans venait de jeter son bébé de 11 mois depuis un pont.

La policière est devenue célèbre outre-Manche après avoir tenté de sauver le nourrisson, relate le Dailymail. Malheureusement l’enfant est décédé malgré l’arrivée des policiers et des secours et leurs efforts pour tenter de le réanimer.

Harcelée en ligne à cause de sa beauté

Contre toute attente, ce ne sont pas des messages de félicitations pour son courage ou des témoignages de soutien qu’elle a reçus massivement… mais des allusions machistes.

Quelques soutiens officiels et officieux ont été publiés, tel le message d’un responsable de la police : « Beaucoup de policiers ne vivront jamais cela en 30 ans. Fier de vous » sur les réseaux sociaux. Mais en parallèle, la policière a subi un véritable harcèlement.

« Elle peut venir m’arrêter tout de suite si elle veut »

La vague de message déplacés est partie d’une publication sur Twitter avec la photo de la policière et le mot associé : « Elle peut venir m’arrêter tout de suite si elle veut ».

Les commentaires ont ensuite déferlé : « Je parie qu’il y en a plein qui proposent de se faire arrêter quand elle est dans le coin », « Hé bien, si on me sort d’une rivière et que j’ai besoin d’un bouche-à-bouche, alors Manchester est l’endroit idéal pour ça », …

Contrainte de supprimer son compte

Des internautes ont tenté d’enrayer le phénomène en soulignant que son courage était plus important que son apparence physique, en vain. Vu l’afflux de mots déplacés, la jeune policière a été contrainte de supprimer son compte Twitter pour avoir la paix et se remettre du traumatisme de l’intervention.

Le père qui a jeté mortellement son enfant dans la rivière a été mis en examen pour meurtre.