Sa fillette d’un an décède à l’hôpital après une prise en charge jugée trop lente, la mère dépose plainte


Illustration. (Shutterstock)

Une mère de famille de 33 ans a déposé plainte après la mort de sa fillette âgée d’un an à la fin du mois de juin, à Strasbourg (Bas-Rhin). La plaignante estime que la prise en charge de son enfant a été trop lente et que le drame aurait pu être évité.

Les faits remontent au 27 juin dernier. La mère d’une petite fille de 12 mois a constaté que le cœur de son enfant battait étrangement vite et a décidé de faire appel aux pompiers. Selon son récit détaillé, le médecin régulateur qu’elle a eu au téléphone l’a invitée à se rendre avec sa fillette à l’hôpital d’Altkirch.

Une prise en charge après 30 minutes

Une fois sur place, le personnel de l’hôpital a redirigé la mère de famille de 33 ans vers l’hôpital de Mulhouse car il n’y avait aucun pédiatre sur place. A peine sortie de l’établissement, la fillette s’est mise à vomir et sa mère a fait appel au SAMU qui a envoyé un véhicule, qui serait arrivé au bout de « 20 à 25 minutes », sans médecin à bord.

Elle décède peu après avoir été transférée au CHU de Strasbourg

Une fois arrivée aux urgences pédiatriques de Mulhouse, la fillette n’a été prise en charge qu’après « une demi-heure ». Un diagnostic faisant état d’un « problème d’asthme » et d’une « petite crise de vomissements » a ensuite été communiqué à sa mère, tandis qu’un médicament a été donné à la petite fille.

Mais l’état de la fillette s’est dégradée et les médecins ont décidé de transférer la patiente en hélicoptère au CHU de Strasbourg, où elle est décédée dans la soirée.


La mère de famille a déposé plainte le 10 juillet à la gendarmerie de Dannemarie, où elle habite, et une enquête a été ouverte. Une autopsie a été réalisée et l’avocat de la famille, Me Sacha Rebmann a indiqué qu’il ne disposait que « de très peu d’éléments sur cette mort dramatique ».

Par ailleurs, un médecin « aurait évoqué une suspicion de myocardite d’évolution foudroyante » selon l’avocat qui évoque des temps d’attente avant la prise en charge de l’enfant qui lui semblent « injustifiées ».