Saint-Denis : 4 animateurs de la ville suspendus pour des violences sur une fillette de 2 ans


Illustration. (Shutterstock)

Une vidéo montrant des violences commises sur une fillette dans un centre de loisirs de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a été découverte sur le réseau social Snapchat. Un signalement doit être transmis au procureur de la République ce samedi.

Quatre employés de la ville de Saint-Denis exerçant au sein d’un centre de loisirs ont été suspendus de leurs fonctions, ce vendredi, a annoncé la municipalité dans un communiqué. Cette décision a été prise après la découverte d’une vidéo publiée sur le réseau social Snapchat.

Sur cette séquence transmise au maire par la direction de la Jeunesse de la Ville, on peut voir une petite fille de deux ans qui pleure au moment de la sieste, selon la mairie. L’animateur, qui n’arrive pas à l’endormir s’agace, puis la pousse soudainement et la fillette tombe au sol.

« C’est inacceptable et très choquant », a témoigné auprès de France Bleu Frédéric Bonnot, le directeur de cabinet du maire. « Un animateur qui travaille dans le milieu de la petite enfance ne peut pas s’énerver contre une gamine qui n’arrive pas à faire la sieste ! », a-t-il jugé.

Un signalement à la justice et une enquête administrative

La mairie a indiqué qu’elle allait transmettre un signalement au procureur de la République dès samedi. Par ailleurs, l’animateur que l’on voit pousser l’enfant a été suspendu, tout comme celui qui a filmé la scène. Deux autres animateurs visibles sur les images et qui assistent à cet acte sans réagir, ainsi que le directeur du centre de loisirs, ont subi le même sort. La municipalité a également indiqué avoir ouvert une enquête administrative et signalé les faits à la direction départementale de la cohésion sociale.


Un suivi psychologique dédié aux enfants du centre doit être mis en place dès lundi. Les noms des animateurs suspendus ont été communiqués aux parents de la petite fille, et la mairie les a assurés qu’elle pourrait se constituer partie civile pour appuyer leur plainte.

Plusieurs interrogations restent en suspens. On ne connait pas la date d’enregistrement de cette séquence. Or, trois des quatre animateurs suspendus sont des vacataires réguliers des centres de la ville depuis deux ans. L’enquête devra déterminer si ces faits de violences volontaires sont isolés ou non, et si d’autres enfants en ont été victimes.