Saint-Denis : Récemment sorti de prison, le «violeur des parkings» agressé à son domicile


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Patrick Trémeau, surnommé le « violeur des parkings », a été agressé à son domicile à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de vendredi à samedi. Il a été conduit à l’hôpital. Récemment sorti de prison, l’homme a été condamné pour le viol de 18 femmes.

Patrick Trémeau a été agressé par plusieurs personnes la nuit dernière. Cet homme de 57 ans a passé 30 de ses 35 dernières années derrière les barreaux. Sorti de prison en juin, il a été condamné pour 18 viols, commis notamment dans des parkings, dans les années 80 et 90, mais également en 2005 lors d’une précédente sortie de prison.

Trois agresseurs se faisant passer pour des policiers ont brisé la porte de sa chambre pour s’en prendre à lui, vers 01h15 du matin décrit Le Parisien. Patrick Trémeau a sauté par la fenêtre puis s’est enfui mais a été rattrapé puis frappé dans la rue. On ne connait pas la gravité de ses blessures et il n’y a pas eu d’interpellation à ce stade.

Alors que le violeur en série devait s’installer sur la commune de Coulommiers (Seine-et-Marne), une dizaine d’élus ont bloqué l’accès à son futur domicile. Il s’est finalement installé à Saint-Denis le 16 juillet dernier. Un appel à manifester ce samedi après-midi avait été diffusé sur les réseaux sociaux. Des policiers se sont implantés près du domicile du quinquagénaire en protection, en début d’après-midi rapporte le quotidien francilien.

Patrick Trémeau a fait 18 victimes. (DR)

Saint-Denis n’est « pas la ville la mieux adaptée »

Le maire PS de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, a évoqué une « agression inacceptable » et affirme que si Patrick Trémeau a « parfaitement le droit d’être réinséré dans la société », Saint-Denis n’est, selon lui, « pas la ville la mieux adaptée pour mettre en application ce projet de réinsertion ». L’édile a écrit au ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti ce mercredi afin de fixer un rendez-vous pour trouver une solution alternative d’urgence dans ce dossier.

Le parquet de Bobigny a rappelé dans un communiqué que « dans le cadre de la mesure de suivi socio-judiciaire ordonnée par la cour d’assises de Paris, et d’une mesure de surveillance judiciaire ordonnée par le tribunal de l’application des peines de Melun, M. Trémeau est astreint à plusieurs obligations et interdictions et est placé sous surveillance électronique mobile, afin de prévenir tout risque de réitération des faits ».