«Sale vendu !» lance une manifestante à un gendarme noir, la justice saisie


Des gendarmes mobiles le 6 juin 2020 à Lyon lors d'une manifestation contre les violences policières. (photo Rolland Quadrini/IP3 PRESS/MAXPPP)

Le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), Christian Rodriguez, a décidé de saisir la justice.

Les faits se sont produits au cours de la manifestation organisée samedi sur le Champ de Mars à Paris, contre les « violences policières ». « Vendu, sale vendu ! », lance une femme à un gendarme noir lors du rassemblement alors que les militaires effectuent un périmètre.

La scène a été filmée par une caméra de l’émission « Quotidien », diffusée sur la chaîne TMC. Le gendarme visé, qui tient un bouclier, reste silencieux.

C’est suite à la diffusion de ces images que le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), Christian Rodriguez, a décidé de saisir la justice en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale qui stipule que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit », se doit « d’en donner avis sans délai au procureur de la République ».

Un policier également traité de « vendu » a déposé plainte

Une affaire qui survient après celle d’un policier noir qui a été traité de « vendu », lui aussi, ce mardi 2 juin, durant une manifestation en soutien de la famille d’Adama Traoré et contre les « violences policières ».

« T’es de leur côté, t’as pas honte ! », lui a également lancé la Youtubeuse Nadjélika. Le policier de la DOPC (Direction de l’ordre public et de la circulation) a déposé plainte.