«Sales Français de merde» : trois policiers en civil agressés dans la rue à Villeurbanne

Illustration. (Jose Hernandez/Camera 51/shutterstock)

Trois policiers en civil ont été agressés par un couple à Villeurbanne, dans la métropole de Lyon (Rhône) ce vendredi midi, alors qu’ils venaient chercher à manger. L’homme s’est rebellé et a frappé les forces de l’ordre. Un agent a été sérieusement blessé.

Les policiers en civil étaient sortis chercher à manger ce vendredi midi lorsqu’ils ont été pris à partie, d’abord verbalement, par un couple indique une source proche de l’enquête, confirmant une information de LyonMag. « Sales Français de merde » et « fils de pute » auraient notamment lâché cet homme et cette femme, pour des raisons indéterminées. Une source policière évoque une agression verbale totalement « gratuite ». Cette scène s’est déroulée sur l’avenue Henri-Barbusse à la sortie d’un établissement de restauration rapide, vers 12h30.

Les fonctionnaires ont tenté de calmer la situation en annonçant leur qualité de policiers. C’est l’effet inverse qui s’est produit : le couple a haussé le ton et en est venu à la violence. Une bouteille a été jetée sur la voiture des policiers. La femme aurait également craché sur le véhicule en hurlant « nique la police ». Face à cette agression, les forces de l’ordre ont décidé de réagir et d’interpeller le couple.

Mais l’homme s’est mis à frapper les policiers à coups de poing et de pied selon cette même source. Il a été maîtrisé et interpellé. Sa compagne âgée de 22 ans s’est rebellée et a mordu l’un des agents. Un gendarme hors service est venu prêter main-forte aux trois policiers. Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue. Une enquête a été ouverte et les faits ont été en partie filmés par la vidéosurveillance.

15 jours d’ITT pour un policier

L’un des policiers a été sérieusement blessé au cours de cette intervention, en chutant au sol. Il a été pris en charge à l’hôpital et va devoir subir d’autres examens. Il souffrirait d’une fracture du bassin. 15 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) lui ont été attribués à ce stade.

Les deux mis en cause, déjà connus des services de police, ont été déférés au parquet à la fin de leur garde à vue. Ils seront jugés le 30 décembre prochain au tribunal correctionnel pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, outrages et rébellion. Ils ont été laissés libres sous contrôle judiciaire.