Saône-et-Loire : Une grand-mère et son fils tués dans leur maison respective durant la nuit

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Illustration. (JPstock / Shutterstock)

Le fils et petit-fils des deux victimes a été interpellé par les gendarmes. Il avait assassiné sa mère il y a trois ans.

Double meurtre dans la nuit de mercredi à jeudi en Saône-et-Loire, à Romenay. Un homme âgé de 25 ans aurait tué sa grand-mère, Yvette Guérin, et son père, Yves Guérin, avec une arme blanche. Les deux victimes ont été tuées dans leur maison respective.

Le suspect a été interpellé par les gendarmes alors qu’il se trouvait dans le logement de sa grand-mère. Il a été placé en garde à vue indique Le Journal de Saône-et-Loire.

Les sapeurs-pompiers et les gendarmes ont découvert le corps de cette femme âgée d’environ 80 ans à son domicile au lieu-dit La Belgique, vers 07h30. Alors qu’il voulait annoncer la mauvaise nouvelle au fils de la victime, âgé d’une cinquantaine d’années, les gendarmes l’ont découvert mort chez lui.

Un périmètre de sécurité a été mis en place autour des deux maisons, rue de la Troche et rue des Hotelets afin que les enquêteurs puissent débuter leur travail d’investigations.

Mis en examen pour le meurtre de sa mère en 2016

Le suspect, Clément Guérin, avait été mis en examen pour le meurtre de sa mère, Valérie Guérin, âgée de 47 ans. Cette dernière avait été retrouvée mortellement poignardée dans sa cave, le 17 février 2016.

Mais sept mois après le drame, le juge d’instruction en charge du dossier avait remis en question la responsabilité pénale du mis en cause âgé de 22 ans au moment des faits.

L’homme avait reconnu avoir tué sa mère devant les policiers ainsi que devant le juge raconte le quotidien régional. Sans emploi et consommateur de drogues, Clément Guérin avait multiplié les séjours au centre hospitalier de Sevrey alors qu’il présentait une pathologie psychique.

Reconnu irresponsable pénalement et interné

Il avait ensuite été reconnu « irresponsable pénalement en raison d’un trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes au moment des faits », par la cour d’appel de Dijon le 23 novembre 2017, et ce après plusieurs expertises.

Le mis en cause avait été diagnostiqué « schizophrène » et « dangereux pour l’ordre public et la sûreté des personnes », avant d’être admis en psychiatrie, à Sevrey.

Les enquêteurs devront notamment déterminer quand est-ce-qu’il est sorti de l’hôpital et si toutes les conditions étaient réunies. Le parquet de Mâcon est saisi de l’affaire.