Seine-et-Marne : Irrité par le bruit du moteur du bus, il tire sur son chauffeur


Illustration. (Adobe Stock)

Cet habitant de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), ne supportait plus d’entendre le moteur du bus de ville. Dimanche, il a ouvert le feu sur son chauffeur. La veille, tous deux avaient eu une altercation au sujet de ces nuisances sonores.

Le tribunal correctionnel de Melun a condamné un homme de 52 ans, ce jeudi, à neuf mois de prison ferme pour avoir tiré à la carabine sur un conducteur de bus. Les faits ont eu lieu dimanche vers 18 heures, à Brie-Comte-Robert. Comme chaque soir, le chauffeur de la compagnie de bus Transdev a fait une pause, en étant stationné à l’arrêt situé dans la rue du 19 Mars 1962, moteur tournant.

Un riverain est subitement arrivé à sa fenêtre muni d’une carabine, et a tiré en direction de l’employé des transports en commun, rapporte Le Parisien. Il a immédiatement refermé les rideaux. Par chance, ni le chauffeur du bus, ni le véhicule n’ont été touchés par le tir.

Une altercation la veille

Ce n’était pas la première fois qu’ils avaient affaire l’un avec l’autre. La veille, tous deux avaient eu une altercation, au même endroit et à la même heure.

L’habitant s’était présenté à l’employé, âgé de 37 ans, pour lui reprocher de laisser tourner son moteur durant sa pause. Il avait tenté de lui faire comprendre que ce bruit l’agaçait au plus haut point. La discussion s’était envenimée et l’habitant l’avait menacé avec un couteau.


Alerté par la victime, un équipage de police s’était rendu sur place. Le suspect avait disparu et ne se trouvait pas chez lui. Une enquête avait été ouverte et l’habitant était recherché pour ces faits.

Des armes saisies à son domicile

Cette fois, son domicile a été perquisitionné et les policiers du groupe d’atteintes aux personnes ont saisi deux armes longues : une carabine de calibre 9 mm avec neuf cartouches et une carabine à plombs avec deux boîtes de 500 plombs.

C’est finalement de lui-même que le suspect s’est rendu, mercredi matin, au commissariat de Moissy-Cramayel. Il a été placé en garde à vue, avant de faire l’objet d’une comparution immédiate, ce jeudi.

Condamné et écroué

Défavorablement connu de la justice, il a été condamné pour « violences avec arme, sans incapacité totale de travail », « détention d’une arme non déclarée de catégorie C » et « détention illégale de munitions de catégorie A ». Il a écopé de dix-huit mois de prison dont neuf ferme, accompagnés d’un mandat de dépôt. Le prévenu est donc parti directement en prison.