Seine-Saint-Denis : Un homme tue son fils de 7 ans d’une balle dans la tête et tente de se suicider


Illustration. (photo Guillaume Bonnefont/Ip3 Press/Maxppp)

Un homme de 34 ans a tué son fils de 7 ans d’une balle dans la tête ce vendredi. L’enfant a été découvert dans un local à poubelles, à Villemomble (Seine-Saint-Denis). Après le meurtre, le trentenaire a tenté de mettre fin à ses jours. Il a été évacué à l’hôpital alors qu’il était dans un état critique.

Le corps de Kevin, 7 ans, originaire de Gagny, était allongé sur un canapé dans un local à poubelles d’un immeuble de Villemomble. Il a été tué d’une balle dans la tête tiré par son père de 34 ans d’après Le Parisien. Cet homme de 34 ans a révélé son geste à la mère du petit garçon, avant de se tirer une balle au niveau de la tempe, dans le logement familial.

Les policiers ont été alertés vers 16 heures vendredi par la mère de famille de 34 ans, paniquée. Elle leur a raconté ce qui venait de se produire. Son mari a été retrouvé par les fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) de Rosny-sous-Bois. Il était dans une chambre de l’appartement. Une arme de poing semi-automatique a été découverte à proximité de la main de cet homme. Un policier a débuté un massage cardiaque puis les secours ont pris en charge le trentenaire qui a été transporté à l’hôpital dans un état critique alors que son pronostic vital était engagé.

La mère de famille a ensuite détaillé aux policiers que son mari était venu la récupérer à son travail à Gentilly (Val-de-Marne), avant de lui avouer avoir tué leur enfant. Elle aurait ensuite été ligotée avec du ruban adhésif, dans la voiture. Son compagnon lui a aussi dit qu’il avait enterré la victime dans une cave à Villemomble. Elle a pu guider les forces de l’ordre jusqu’à cet endroit. Le corps de Kevin gisait sur un canapé et rien n’a pu être fait pour le réanimer, il était déjà trop tard. Son décès a été prononcé sur place.

Il était sorti de prison au début du mois

Le père de famille était toujours dans un état critique ce lundi précisent nos confrères. L’homme était sorti de prison le 3 août dernier. Il avait été condamné en janvier à 18 mois de prison, dont neuf avec sursis probatoire, pour enlèvement, séquestration et violences volontaires sur une autre femme que la sienne, puis avait bénéficié d’une remise de peine. « C’est un homme violent qui faisait peur à son entourage », a réagi le parquet de Bobigny. L’homme aurait agi sur fond de séparation avec son épouse. Une situation qu’il n’aurait pas acceptée : il aurait tué son enfant pour se venger de sa mère.