Somme : Violemment rouée de coups par son mari, une femme est entre la vie et la mort


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Un homme de 41 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire à l’issue de sa garde à vue, accusé d’avoir très violemment frappé sa femme de 31 ans. Les jours de cette dernière sont en danger.


Elle a subi un incroyable déferlement de violences. Il était environ 21 heures ce lundi 30 décembre lorsqu’un homme s’est présenté à l’accueil de l’hôtel Mercure situé dans le centre-ville d’Abbeville (Somme). Ce dernier était couvert de sang relate Le Journal d’Abbeville.

Le suspect a déclaré qu’il venait de tuer sa femme. La police a été rapidement prévenue et a interpellé cet homme âgé de 41 ans, puis s’est rendue au domicile du couple, un appartement situé dans la rue du maréchal Foch.

La victime découverte dans une mare de sang

A l’intérieur, les fonctionnaires et les secours ont découvert une femme dans une mare de sang, très grièvement blessée. Cette dernière présente « plusieurs fractures au crâne et de la face », a indiqué le procureur de la République, Alexandre de Bosschère. Son pronostic vital est toujours engagé a-t-il précisé ce jeudi.

Le mis en cause aurait frappé sa femme avec une casserole, lui fracturant le crâne et la mâchoire. Il aurait ensuite tenté de prendre la fuite avec l’enfant âgé de 4 ans du couple mais en aurait été empêché par son beau-frère. C’est à ce moment-là qu’il serait sorti pour aller jusqu’à l’hôtel.


Dans un contexte de séparation

Placé en garde à vue durant 48 heures, le mari a été déféré le 1er janvier et mis en examen pour tentative d’homicide volontaire aggravé et séquestration aggravée, avant d’être écroué comme l’avait requis le parquet.

Le procureur a également indiqué que la victime « avait fait part de son intention de se séparer » alors qu’elle vivait encore avec son mari, peu avant le drame. Cette famille n’était pas connue des services de police et de justice. Au moment des faits, le mis en cause n’avait consommé ni alcool ni produits stupéfiants précise France 3.

L’enquête se poursuit et devra déterminer si l’agresseur présumé a prémédité son geste.