Terrorisme : Les 150 Français détenus en Syrie doivent être ramenés par 2 avions américains.


Illustration. (VOA / wikimedia)

Le retour des 150 Français détenus en Syrie pour leurs liens avec l’EI se dessine. Deux avions américains ont prévu d’effectuer le transfert des détenus vers la France, à deux semaines d’intervalle.

Une cinquantaine de majeurs et un peu moins d’une centaine d’enfants, dont certains en bas âge, vont être transférés de la Syrie où ils sont détenus par les Kurdes, vers la France. Une décision prise suite au retrait des troupes américaines en Syrie. Le retour de ces 150 Français a soulevé de nombreux débats en France ces dernières semaines.

Le retour en France de ces détenus peut toutefois être remis en cause jusqu’au dernier moment, au vu de la situation qui reste instable en Syrie. L’Élysée prendra la décision finale explique BFMTV qui révèle cette information.

Le plan actuellement mis en place prévoit un premier transfert dans quelques semaines, via un avion américain, puis un second vol avec une grande majorité de mineurs, 15 jours plus tard.

Adrien Guihal, Thomas Barnouin et Quentin Le Brun

Plusieurs djihadistes déjà identifiés et bien connus des autorités se trouveront dans ces avions. Adrien Guihal notamment, un proche des frères Clain. Il est celui qui a revendiqué l’attentat de Magnanville mais aussi celui de Nice.


Thomas Barnouin, membre de la filière dite d’Artigat. Mais aussi Quentin Le Brun, figure de la propagande de l’EI, bien connu pour avoir brûlé son passeport dans une vidéo, en 2014. Emilie König se trouve également parmi ces 150 détenus.

Adrien Guihal a été capturé en Syrie.

Les forces spéciales américains seront chargées d’extraire ces Français des camps Kurdes et de les transférer dans l’hexagone avec leurs avions. Aucune escorte française ne sera présente à bord mais les hommes du GIGN seront positionnés sur le tarmac, pour réceptionner les détenus.

Les détenus judiciarisés à leur arrivée en France

Une fois en France, les majeurs faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international seront directement présentés à un magistrat du pôle antiterrorisme pour y être mis en examen. Les autres seront placés en garde à vue dans les locaux de la DGSI. Les enfants seront quant à eux pris en charge par les services sociaux.