Torturé à mort à la perceuse à Paris : l’homme qui a reconnu les faits remis en liberté suite à un vice de procédure


Illustration. (Adobe Stock)

L’homme a reconnu le meurtre au cours de sa garde à vue mais n’a pu être mis en examen à cause d’un vice de procédure. Il a été remis en liberté.

Les policiers pensaient avoir fait le plus dur en identifiant le tueur présumé. Mais ce dernier a finalement été remis en liberté. Un homme a été retrouvé gisant dans son sang dans un appartement situé au 81 bis rue de l’Ourcq à Paris (XIXe) ce mardi 22 septembre. La victime, un Chinois âgé de 34 ans, présentait de nombreuses plaies provoquées notamment par une mèche de perceuse.

Ce dernier a été déclaré mort moins de deux heures plus tard. Les policiers avaient été appelés pour des hurlements lorsqu’ils ont retrouvé la victime. Personne d’autre ne se trouvait dans l’habitation.

Il se présente au commissariat

Une information judiciaire a été ouverte pour « meurtre précédé d’un autre crime, torture et acte de barbarie ». Les enquêteurs du deuxième District de police judiciaire (DPJ) ont alors identifié le locataire du studio raconte Le Parisien. Une fiche de recherche a alors été émise contre cet homme âgé de 39 ans. Il s’est finalement présenté de lui-même au commissariat de Pantin (Seine-Saint-Denis) 48 heures après l’homicide. Ce réparateur de téléphones portables a été placé en garde à vue.

Au cours de ses auditions, le mis en cause a reconnu être l’auteur des blessures mortelles de la victime, Jie Z. Selon ses explications, c’est cette dernière qui s’en est prise à lui. L’homme aurait été convaincu que sa compagne entretenait une relation amoureuse avec le réparateur de téléphones. Il se serait alors rendu chez lui, armé d’un marteau, pour en découdre.


Le tueur présumé a aussi expliqué qu’il avait désarmé le défunt avant de s’emparer d’une cale de porte et d’une mèche de perceuse, longue d’un peu plus de 60 centimètres détaille le quotidien. L’homme affirme néanmoins qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer Jie Z. Ce dernier présentait des traces de perforation aux chevilles, au ventre, ainsi qu’une plaie à la gorge et des hématomes au niveau du crâne.

La victime filmée alors qu’elle agonisait

Par ailleurs, le mis en cause a envoyé une vidéo de la victime agonisante, à son épouse. Il a déclaré avoir fait ça pour qu’elle alerte les secours, ajoutant qu’il avait également l’intention de poster la séquence sur les réseaux sociaux chinois pour des raisons qui restent encore inconnues.

La garde à vue du tueur présumé a été levée le 25 septembre et il devait être déféré. Les forces de l’ordre avaient alors 20 heures pour le présenter à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen. Mais ce dernier n’a pas été en mesure de recevoir le trentenaire dans le temps imparti. Le mis en cause a donc été remis en liberté le 26 septembre. Un nouveau mandat d’arrêt a été délivré à son encontre.