Tuerie de Chevaline : le motard placé en garde à vue remis en liberté

Illustration. (photo Rémy Perrin/Maxppp)

L’homme qui avait été placé en garde à vue ce mardi dans l’enquête sur la tuerie de Chevaline a été remis en liberté a annoncé son avocat.

Fin de garde à vue pour le motard qui avait été interpellé ce mardi matin. Son avocat, Me Jean-Christophe Basson-Larbi, a annoncé qu’il avait été remis en liberté. Il ne fait l’objet d’aucune charge a précisé le parquet. Le suspect avait déjà été interrogé en tant que témoin en 2015, avant d’être mis hors de cause. Son avocat avait affirmé ce mercredi que sa garde à vue n’était « pas justifiée » car ce dernier a « toujours eu à cœur de participer à la manifestation de la vérité ».

Le parquet d’Annecy a souligné mercredi qu’il s’agit « procéder à des vérifications d’emploi du temps » et à « des perquisitions » au domicile de cet homme âgé d’une cinquantaine d’années.

« 48 heures d’enfer »

« Il a vécu presque 48 heures d’enfer, il va mettre du temps à s’en remettre », a confié Me Jean-Christophe Basson-Larbi, devant le gendarmerie de Chambéry, où son client était interrogé. « Mon client est soulagé, il est prêt à répondre à de futures convocations. Il a toujours dit la même chose. Il n’y a ni plus, ni moins que ce qui avait été dit par le passé ».

Le 5 septembre 2012, un Britannique d’origine irakienne de 50 ans, Saad al-Hilli, son épouse de 47 ans et sa belle-mère de 74 ans avaient été retrouvés morts, avec plusieurs balles dans la tête, dans leur voiture sur une route de campagne près de Chevaline, non loin du lac d’Annecy. L’une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée tandis que la seconde, recroquevillée sous les jambes de sa mère, s’en était miraculeusement sortie indemne. Un cycliste de la région, Sylvain Mollier, 45 ans, probable victime collatérale, avait également été abattu.