Un homme appelle la police et la gendarmerie 841 fois en trois jours pour les insulter


Illustration. (Shutterstock)

Un jeune homme prenait un malin plaisir à appeler les forces de l’ordre pour les insulter au téléphone. Il a été identifié et interpellé.

841. C’est le nombre impressionnant d’appels téléphoniques insultants reçus par des policiers et gendarmes de toute la France, en trois jours à peine. À l’autre bout du fil, toujours le même plaisantin. Lundi vers 15h30, un jeune homme de 19 ans a été interpellé chez son père à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), rapporte Le Parisien.

Il est soupçonné d’être à l’origine de ces centaines d’appels téléphoniques malveillants. Au total, 21 commissariats, postes de police municipale ou brigades de gendarmerie ont subi ses insultes, entre le samedi 1er et le lundi 3 août.

Il confie avoir pris du plaisir

Durant sa garde à vue dans les locaux de police de Noisiel, le mis en cause a reconnu être l’auteur de ce harcèlement. Il a aussi affirmé n’avoir aucun regret, avoir même pris du plaisir et ressenti une certaine jouissance à insulter les fonctionnaires et militaires qui avaient la malchance de lui répondre. Ces derniers ont eu droit à des « N…. ta mère ! », « Ta mère la p… » et autres noms d’oiseaux.

Les enquêteurs ont dressé la liste des services ayant subi ses appels malveillants. Concernant les commissariats, ceux de Versailles (Yvelines), Paris Vème, Gagny (Seine-Saint-Denis), Créteil (Val-de-Marne), Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), Villejuif (Val-de-Marne), Meaux, Chelles, Lagny, Noisiel, Moissy-Cramayel, Pontault-Combault ou Marseille (Bouches-du-Rhône) ont été ciblés.


Du côté des brigades de gendarmeries, celles d’Esbly, Vitry-le-François (Marne) ou Tarbes (Hautes-Pyrénées) ont subi les assauts téléphoniques du jeune homme ainsi que les postes de police municipale de Bussy-Saint-Georges, Torcy, Lieusaint, Lagny et Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis).

Un procès prévu ce mercredi

Plusieurs plaintes ont été déposées par ses interlocuteurs. Le suspect était déjà connu des services de police pour d’autres faits, mais jamais pour des appels malveillants. C’est durant ses appels qu’il a fini par indiquer son adresse aux fonctionnaires de police, qui n’ont eu qu’à le cueillir.

Un examen psychiatrique, requis par le parquet, a conclu que le jeune homme est responsable de ses actes et accessible à une sanction pénale. Sa garde à vue a été prolongée. Il devrait faire l’objet d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) devant le tribunal correctionnel de Meaux, ce mercredi.

Par ailleurs, les pompiers de Seine-et-Marne ont eux aussi fait les frais de tels agissements entre le 13 mars et le 25 mai derniers. Une femme sans domicile fixe a finalement été interpellée dans un hôtel de Chelles après leur avoir passé 538 appels téléphoniques malveillants.