Un policier de Strasbourg âgé de 26 ans s’est suicidé avec son arme de service


Un policier de 26 ans affecté au commissariat de Strasbourg s'est donné la mort. (capture écran Google)

Pour la seconde fois en moins de 48 heures, un fonctionnaire de la police nationale a mis fin à ses jours avec son arme de service.

Les policiers du commissariat de Strasbourg (Bah-Rhin) ont appris la terrible nouvelle ce jeudi dans l’après-midi. L’un de leurs collègues âgé de 26 ans s’est donné la mort, à son domicile, en utilisant son arme de service. Gardien de la paix, il était célibataire et affecté dans ce commissariat depuis 2015. C’était son premier poste.

Pierre-Hugues était une personne appréciée et sa disparition laisse ses collègues sous le choc. « C’était quelqu’un de souriant. Il avait toujours ces petits mots d’encouragement, de réconfort pour les autres », nous confie l’un de ses amis, lui aussi policier, bouleversé. « Il y a de ça quelques jours, il m’exprimait son souhait de passer Brigadier de police suite à la réussite de l’examen », se remémore-t-il.

« Il a choisi de nous quitter hier, nous laissant tous dans l’incompréhension et le désarroi », a réagi la police nationale du département sur Twitter. « Il va nous manquer terriblement, nous lui rendons hommage. Nos pensées vont vers ses proches et sa famille. »

Il s’agirait du 23ème suicide dans les rangs de la police nationale depuis le début de l’année. Un autre policier, âgé de 45 ans, a lui aussi mis fin à ses jours avec son arme de service ce mercredi. Il était affecté à Agen (Lot-et-Garonne).

Un nouveau dispositif va être créé

Deux drames qui interviennent au lendemain des annonces du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a fait part de la création d’un nouveau dispositif pour les policiers et les gendarmes, afin d’enrayer le fléau des suicides au sein des forces de l’ordre. Aucune date n’a été communiquée à ce stade concernant le lancement de cette nouvelle structure mais le locataire de la Place Beauvau a toutefois indiqué qu’elle serait opérationnelle au début du mois d’août.

Le dispositif « permettra à toute heure, dans plusieurs télédéclarations ou au téléphone » de « joindre immédiatement quelqu’un du ministère de l’Intérieur pour un suivi bien plus individuel qu’il ne l’est aujourd’hui » a détaillé Gérald Darmanin.

Une cellule de soutien psychologique disponible 24h/24, est toujours ouverte pour les forces de l’ordre. Elle est joignable au 0805 230 405. Les appels sont « anonymes, confidentiels et gratuits ».