Le vendredi 10 décembre 2021 à 10:20
Une femme de 35 ans a contacté la police de Roubaix le 2 mars dernier afin de signaler qu'elle avait été victime d'un viol de la part d'un policier, quelques heures plus tôt. La trentenaire a ensuite déposé plainte et une enquête a été confiée à l'IGPN. Le parquet de Lille a annoncé ce jeudi que la procédure avait été classée sans suite. "Une décision de classement a été rendue, l’infraction n’ayant pas été suffisamment caractérisée", a-t-il précisé, confirmant une information de La Voix du Nord.
La plaignante a déclaré qu'elle avait croisé la route de ce policier à l’antenne de police de la Fosse-aux-Chênes, quelques jours avant, alors qu'il était en civil. Le fonctionnaire est détaché syndical. La trentenaire a également expliqué avoir lu le nom de ce policier, sur une carte professionnelle et qu'elle a été harcelée par ce dernier, par SMS, avant d'accepter une rencontre à son domicile.
De son côté, le fonctionnaire a reconnu qu'il y avait une liaison avec cette femme mais a nié les faits de viol ou la moindre agression. "Mon client a été victime d’une tempête médiatique injustifiée à la suite de mensonges portés par une jeune femme connue pour ses accusations faciles", a pesté son avocat, Me Emmanuel Riglaire, auprès du quotidien régional. C’est la trentenaire « qui a récupéré ses coordonnées [au policier] et qui est entrée en contact avec lui", avait-il souligné en mars.