Une gendarme grièvement blessée, le véhicule de patrouille incendié en Nouvelle-Calédonie


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La militaire a été violemment frappée à coups de poing et de pierre. Un gilet pare-balles a été dérobé pendant l’attaque.

L’intervention des gendarmes a été causée par un attroupement d’individus sur une route, lundi à hauteur de la tribu kanak de Banutr sur l’île d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie. L’équipage de trois militaires s’est retrouvé face à une vingtaine de jeunes dont certains en état d’ébriété.

La situation bascule tout à coup

Le groupe d’individus a expliqué aux gendarmes qu’ils attendaient leurs adversaires pour se venger d’un meurtre commis sur « l’un des leurs » le 19 août dernier, indique le procureur de la République. Mais alors que le dialogue s’était instauré entre les militaires et les jeunes, la situation a totalement dégénéré pour une raison ignorée.

Une gendarme frappée sur la tête à coups de pierre

Soudain, un jeune a porté un coup de poing au visage de l’adjudante-chef de la patrouille, relate le journal Les Nouvelles Calédoniennes. Cette dernière a riposté avec du gaz lacrymogène, ce qui a provoqué un déchaînement de violence de la part de tout le groupe.

La militaire a été passée à tabac et même frappée sur la tête avec une pierre, tandis que ses camarades étaient aussi agressés. La voiture de patrouille a été détruite puis incendiée. Un gilet pare-balles a été dérobé.


Des gendarmes hors service interviennent

Par chance, trois gendarmes hors service passaient par là par hasard. Ils sont immédiatement venus en aide à leurs camarades, mettant en fuite les assaillants.

Grièvement blessée à la tête, l’adjudante-chef a été prise en charge par les secours et hospitalisée. Son pronostic vital n’est pas engagé a indiqué le parquet. Un autre gendarme a également été blessé.

Une enquête a permis l’interpellation de six suspects âgés de 20 à 40 ans. Placés en garde à vue, ils comparaîtront devant la justice ce vendredi. Le gilet pare-balles a été retrouvé.