Une jeune étudiante et son amie interpellées en plein go-fast depuis l’Espagne, à Antony

De l'herbe de cannabis. (Illustration/photo Guillaume Bonnefont/Ip3 Press/Maxppp)

Deux jeunes femmes de 20 et 21 ans viennent d’être mises en examen à Nanterre (Hauts-de-Seine) pour trafic de stupéfiants. Elles ont été interpellées à Antony alors qu’elles convoyaient plusieurs dizaines de kilos de cannabis depuis l’Espagne. Les deux mises en cause ont échappé aux forces de l’ordre à plusieurs reprises durant leur go-fast.

Tous les métiers se féminisent et celui de convoyeur de cannabis n’échappe pas à la règle. Deux femmes, âgées de 20 et 21 ans, ont été mises en examen mercredi à Nanterre (Hauts-de-Seine) pour trafic de stupéfiants. Cette étudiante et sa copine sans emploi ont été interpellées dimanche soir à Antony, après un périple sur l’autoroute commencé au petit matin à la frontière espagnole au cours duquel elles sont parvenues à échapper aux forces de l’ordre.

Il est 06h30 lorsque ce Renault Captur se présente au péage de Biriatou (Pyrénées Atlantique). Les douaniers demandent à la conductrice de se ranger pour être contrôlée. Mais elle décide de prendre la fuite. En milieu de matinée à Saint-Jean-de-Luz, la Renault réapparait et échappe une seconde fois aux policiers avant de continuer sa route vers le nord. En fin de soirée, les agents des douanes repèrent la voiture du côté d’Arpajon (Essonne). Ils tentent de l’arrêter, les jeunes femmes toujours aussi déterminées accélèrent. Une Peugeot 208 avec deux inconnus à bord tente alors de gêner les poursuivants.

60 kilos de cannabis

La Renault arrive à Antony et provoque un accident. La conductrice tente de repartir avant d’être finalement arrêtée par les douaniers. Ils fouillent la voiture et mettent la main sur 24 sacs plastiques contenant près de 60 kilos d’herbe et de résine de cannabis. Peu après, les policiers retrouveront la 208 abandonnée à Bagneux. L’enquête a permis de comprendre que ce véhicule avait accompagné celui des deux filles depuis l’Espagne.

Les deux jeunes suspectes, originaires de Montpellier (Hérault), sont placées en garde à vue dans les locaux du service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine (SDPJ 92). L’une d’elle est étudiante en BTS. Elle raconte aux enquêteurs qu’elle a accepté d’accompagner sa copine en Espagne en passant par la région parisienne. Elles seraient allées du côté de Séville (Andalousie) et ce ne serait qu’à ce moment-là que son amie lui a avoué le véritable but de ce voyage. L’étudiante soutient qu’elle s’est sentie piégée et n’aurait pas eu le cœur de se séparer de son amie. Cette dernière confirme la version de sa copine, mais n’a pas souhaité livrer d’informations aux forces de l’ordre sur le commanditaire de ce convoi.