Une jeune militaire affirme avoir été violée à l’Élysée, une information judiciaire ouverte

Le palais de l'Élysée, le 14 avril 2021. (Alexis Sciard/IP3 Press/Maxppp)

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris après les déclarations d’une jeune militaire qui affirme avoir été violée par un autre militaire, le 1er juillet dernier, durant une soirée à l’Élysée. Ce dernier a été placé sous le statut de témoin assisté et les investigations sont toujours en cours.

Les faits présumés se sont déroulés le 1er juillet dernier lors d’un pot de départ au palais de l’Élysée a appris Actu17 de source judiciaire, après les révélations de Libération ce vendredi. Ce soir-là, le personnel de l’Élysée – où près de 800 personnes travaillent – fête le départ de trois personnes, dont celui du général de brigade Valéry Putz, l’adjoint du chef d’état-major particulier d’Emmanuel Macron, qui rejoint la Nouvelle-Calédonie le 1er août, en tant que commandant supérieur des forces armées de cette collectivité d’outre-mer.

Le président de la République vient saluer ses collaborateurs sur le départ et prononce quelques mots avant de trinquer avec eux. Il quitte la soirée vers 22 heures.

La fête s’est poursuivie dans la structure de l’état-major particulier du président de la République, rue de l’Élysée raconte le quotidien. Il s’agit de locaux ultra-sécurisés. Une jeune militaire, qui était présente au pot de départ, affirme qu’elle a subi des violences sexuelles de la part d’un homme, lui aussi militaire, un peu plus tard. Ce dernier est l’un des collègues de la plaignante.

Une main courante au commissariat

La jeune militaire s’est rendue au commissariat du VIIIe arrondissement quelques heures plus tard, où elle a déposé une main courante. Avisé, le parquet de Paris a ouvert une enquête et a ensuite décidé, le 12 juillet dernier, l’ouverture d’une information judiciaire pour viol. A ce stade des investigations, qui se poursuivent, le suspect a été placé sous le statut de témoin assisté.

Interrogé par Libération, l’Élysée a précisé ne « jamais » commenter « les affaires judiciaires en cours. Dès que les faits ont été portés à la connaissance des autorités, des mesures ont immédiatement été prises : écoute, soutien et accompagnement de la victime, affectation immédiate, loin de l’Élysée, de la personne incriminée ». Le ministère des Armées a également ouvert une enquête administrative visant le suspect.